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Coupe d’Europe - 5e journée
Condamnés à gagner
·Les Biarrots jouent cet après-midi leur avenir européen chez les Saracens
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Après un début de saison hésitant, le Biarritz Olympique Pays Basque devra trouver le déclic sur le terrain des Saracens cet après-midi (16h30, France 2), sous peine de connaître une deuxième élimination infamante consécutive de la Coupe d’Europe, et de manquer les quarts pour la deuxième fois en huit éditions. L’an passé, les Biarrots s’étaient fait sortir à la surprise générale en quarts par Northampton, dernier du Championnat d’Angleterre et par la suite relégué. A l’heure des comptes, la pénalité de 50 mètres de Dimitri Yachvili qui avait offert une victoire heureuse sur le fil aux Basques sur les Saracens à l’aller (22-21) malgré trois essais encaissés pour un marqué, pourrait valoir son pesant d’or. A condition pour les Basques de remédier à leurs insuffisances et de réellement démarrer leur saison, en allant au bout de leurs actions, en n’offrant pas d’essais stupides à l’adversaire, et en ne jouant plus par intermittences. Un succès à Vicarage Road ferait oublier la défaite contre Glasgow. Il donnerait aussi raison au co-entraîneur biarrot Patrice Lagisquet qui, après la victoire miraculeuse de l’aller, avait déclaré : "il me tarde le match retour, quand on aura intégré tous les nouveaux, car là, on n’a pas encore la bonne carburation". Des nouveaux qui semblent devoir donner satisfaction, du puissant N.8 Tongien Samiu Vahafolau au 3e ligne sud-africain Jacques Cronje, en passant par les ailiers Takudzwa Ngwenya, frustre mais rapide, et Ashwin Willemse, qui n’est toutefois pas titulaire aujourd’hui.
"On progresse"
Nicolas Brusque admet les difficultés de son équipe en ce début de saison, mais convient que le BO progresse sûrement mais doucement : "Le démarrage a été difficile, à la fois en Top 14 et en Coupe d’Europe en raison de ces changements. Mais en fin d’année 2007, il me semble que nous avons retrouvé plus de liant, nous recommençons à retrouver des automatismes sur le terrain. Ce qui est de bon augure pour les matchs à venir, et notamment pour aller affronter Saracens chez eux. Pour nous, il s’agit d’un vrai match de huitième de finale et nous l’abordons comme tel dans notre préparation. C’est un club contre lequel nous avons déjà joué et dont nous connaissons les qualités. Depuis que nous les avons affrontés dans la saison 2005-2006, leur groupe a évolué ; ils possèdent un jeu essentiellement basé sur le mouvement et les répétitions de séquences de jeu".Equipe en forme du début de saison en Angleterre, les
Saracens, ambitieux, ont l’occasion d’atteindre les quarts de finale de la Coupe
d’Europe pour la première fois de leur histoire. Deux tristes défaites de rang
contre deux équipes moyennes du championnat d’Angleterre, Newcastle à domicile
puis face à Bristol, semblent toutefois suggérer une baisse de régime des
"Sarries". Côté Biarrots, pour s’imposer, il faudra "avoir le ballon, être
solides en conquête, sur nos points forts que sont mêlée, défense, organisation
défensive, et après cela surtout être ambitieux quand on a décidé de faire
quelque chose, aller au bout de nos intentions", détaille l’autre entraîneur
biarrot Jacques Delmas. Celui des Saracens, Alan Gaffney, compte également
mettre l’accent sur la conquête pour ce "match de la saison", avec un pack
singulièrement musclé où Cencus Johnston, Nick Lloyd, Hugh Vyvyan et Kris
Chesney sont rappelés.
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