Le grand rush, pire que l’ouverture des soldes dans un grand magasin parisien. Le déstockage de la boutique Xibiouz de Saint-Jean-Pied-de-Port le week-end dernier, a attiré la grande foule des amatrices de ces vêtements "made in Garazi". A l’image du succès grandissant de la marque qui ne veut pas se prendre au sérieux. Même s’il faut inévitablement être sérieux à l’heure où l’on est présent dans plusieurs pays européens et que l’on compte plus de 180 revendeurs.
Hier soir, c’était précisément ses collaborateurs, les commerciaux, les fabricants et tous ceux qui composent la chaîne de création et de production qui étaient les invités des cinq membres de l’équipe Xibiouz autour d’un podium spécial. La marque a présenté sa collection hiver 2008-2009 sous la forme d’un défilé spécial où une troupe de danse d’Orthez présentait au cours de son spectacle la trentaine de pièces de la nouvelle collection.
"Nous n’avons pas pu ouvrir le défilé à nos clientes car c’était techniquement impossible. Mais quand la collection va arriver en boutique en février, nous allons organiser quelque chose de spécial", a expliqué Cédric Duplessis, l’un des responsables de la marque.
Si au début de Xibiouz, la marque était surtout achetée par une clientèle locale, aujourd’hui la majeure partie des ventes est le fait d’acheteuses vivant entre St-Jean-Pied-de-Port, Nantes et Montpellier.
"C’est peut-être le concept de la sorcière qui fait le succès de nos vêtements, encore que", tempère Cédric Duplessis. Xibiouz vogue sur cette symbolique pour créer des habits originaux et colorés. "Je pense que c’est plutôt le côté visuel et graphique qui plaît", estime le responsable de la marque.
La dessinatrice de la ligne a fait les Beaux-Arts et le style s’en ressent. "Ce côté presque fait main plaît beaucoup" selon Xibiouz. Ajouté à un engouement qui fait boule de neige et les vêtements fabriqués en Basse-Navarre se retrouvent dans les boutiques du Pays Basque sud, de Hollande, de Suisse, des territoires d’outre-mer et de toute la France. A chaque saison, c’est-à-dire deux fois par an, Xibiouz donne naissance à une trentaine de modèles qu’elle teste avant de lancer la fabrication au Portugal.
"Dans le milieu du prêt-à-porter, on est microscopique mais on aime ce qu’on fait et on pense avoir assez bien réussi puisque l’on arrive à vivre de notre activité", se réjouit Cédric Duplessis.
Dans les prochains jours, Xibiouz continuera la promotion de sa ligne dans deux salons importants le "Who’s next" de Paris et le "Bread and Butter de Barcelone.