CHERAUTE
L’ikastola de Chéraute a soufflé ses dix bougies samedi dernier
Cet anniversaire a été célébré samedi dernier, lors de la fête annuelle de l'école d'enseignement immersif en langue basque, à Chéraute. Après les spectacles donnés par les enfants, les responsables ont rendu hommage au formidable élan de solidarité qui a permis la réalisation de cette ikastola. Face au succès rencontré par ce type d'enseignement, un agrandissement des locaux est envisagé.
En réalité, la première ikastola de Soule remonte à 1972 : "Au départ, elle était itinérante puisque nous n'avions pas de locaux, explique le Président Patrick Queheille. Les cours étaient parfois donnés dans des préfabriqués à Mauléon". Face à cette situation précaire, les parents ont rencontré les élus pour demander à ce que l'instruction de leurs enfants se fasse dans de meilleures conditions.
"Après plusieurs années de négociations, le consensus n'a pas été trouvé, poursuit un ancien responsable, Franxoa Camus. Nous avons alors mené une campagne de communication dans tout le Pays Basque. Le soutien populaire a été immédiat".
Outre les dons à hauteur de 100 000 euros, 350 bénévoles ont travaillé pendant neuf mois à la construction de l'ikastola dans les anciennes dépendances du château de Chéraute, dont l'acquisition a été réalisée grâce au maire, Monsieur Beguerie.
Nouvelle maternelle
Alors que la langue souletine est de moins en moins utilisée, les effectifs de l'ikastola sont en progression constante : "Il y a dix ans, nous avions 60 élèves et à la rentrée prochaine, il y a plus de 80 inscrits. Dans les cinq ans, on prévoit que l'effectif atteindra une centaine d'enfants", raconte Patrick Queheille.
Pour répondre à cette demande, la construction d'une école maternelle est en projet. "L'ikastola espère bénéficier du soutien de la Communauté de communes de Soule, qui finance déjà la construction de l'ikastola d'Alos, mais également de la part d'autres communes. L'ikastola de Chéraute scolarise des enfants issus de 70% des communes de Soule", précise Franxoa Camus.
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