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Les couacs de la rentrée pointés par les syndicats de l´Education
·L’intersyndicale des personnels de l’Education appelle à un rassemblement mercredi 6 septembre à Bayonne
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Après la rentrée des petits, c’est celle des personnels de l’éducation qui se prépare. Pour exprimer leur mécontentement par un rassemblement mercredi 6 septembre à 12h30 place de la Liberté à Bayonne à l’appel de la FSU, de la Ferc-CGT, du Sgen-CFDT et de l’UNSA-Education. En attendant un appel à la grève en bonne et due forme pour la fin septembre. Pour une même dénonciation du rabougrissement continu des moyens de l’Education nationale, en particulier par la suppression prévue de 7000 postes.
Les représentants locaux des syndicats ont ainsi dressé hier un premier bilan de cette rentrée scolaire, placée sous de "sombres auspices". Isabelle Soulié précise ainsi que "l’accueil des élèves est mis à mal" car le nombre d’enfants qui ont fait leur rentrée est supérieur à celui annoncé par l’académie. La représentante du SNES et de la FSU en veut pour preuve la situation de l’école de Bidart. Mais le premier degré n’en a pas le monopole. Isabelle Soulié pointe ainsi les "problèmes d’accueil" dans les collèges, en particulier pour les élèves entrant en 6e. La FCPE avait tiré la sonnette d’alarme cet été, et l’enseignante de Biarritz confirme qu’après "des tractations sans fin" une classe de 6e supplémentaire a pu être ouverte pour recevoir les enfants du quartier. Ce qu’Endarra à Anglet n’a pu obtenir, au grand dam des parents et enseignants.
Le manque d’enseignants se constate également avec des effectifs en classes de 5e et 4e de 29-30 élèves, devenus non plus l’exception mais la règle. Avec en sus une demi-heure d’enseignement hebdomadaire en moins pour cette rentrée 2006.
Ces couacs sont pour les syndicats la conséquence logique d’une "gestion comptable à l’élève près! de l’Académie".
Les syndicats de l’éducation allongent la liste des récriminations. En 2006, la mise en place progressive de la loi Fillon toujours critiquée continue avec un programme personnalisé de réussite éducative que "chaque établissement devra mettre en place avec ses propres moyens", un socle commun qui "ne connaît aucune application concrète", et "un développement de la bivalence des enseignants qui se retrouvent à enseigner une seconde matière pour laquelle ils n’ont pas suivi d’études ni eu de formation".
En outre, la suppression des ZEP est vilipendée comme "choix idéologique" en défaveur des milieux populaires selon Annie Delétré (Sgen-CFDT), en même temps que le développement d’officines privées pour le soutien scolaire est souligné avec inquiétude par les syndicats. Si les collèges Camus (Bayonne) et Barbusse (Boucau) ne sont plus classés en ZEP, ils bénéficient néanmoins, au moins pour cette rentrée des moyens supplémentaires habituellement alloués au ZEP a confirmé au JPB Alain Duvillers principal à Barbusse. Selon les syndicats, ne subsisterait plus à terme qu’un seul établissement dans le département à Pau, non plus nommé ZEP mais Ambition réussite. Agnès Sargeni, qui remplace Michèle Chartier à la tête de la Ferc-CGT, elle, fustige cette autre nouveauté qu’est l’introduction de l’apprentissage à 14 ans.
Enfin, pour assombrir davantage le tableau, les syndicats mettent en cause une précarisation toujours croissante du personnel les Emplois Vie Scolaire (EVS), les Assistants d’éducation ex-MI devenus CAE,... ainsi que la multiplication des cas d’enseignants en complément de service, soit des professeurs à cheval sur deux voire trois établissements. Il y en aurait 500 dans l’Académie. "Une nouvelle fois on cherche un maximum à rentabiliser le personnel" analyse I.Soulié. Avant que François Loustaou-Lasplaces (Unsa) ne rappelle que l’on "ne gère pas l’école comme une entreprise agroalimentaire".
Les écoles de Came et Bidart "occupées"
En attendant les décisions définitives, les mobilisations de parents continuent dans les écoles de Came et de Bidart. L’inspection d’Académie doit décider, lors du Comité technique de mardi 5 septembre à Pau, s’il donne suite ou non à la demande de créations de classes supplémentaires.
C’est que les prévisions académiques ont été quelque peu dépassées. C’est le cas à l’école de Came où ce sont 88 enfants qui ont fait la rentrée cette semaine, contre les 82 attendus. L’établissement du canton de Bidache a ainsi été "occupé" par les parents hier. L’Inspectrice est également venue, "laissant bon espoir" quant à la demande de création d’un quatrième poste d’enseignant, selon le directeur d’écoleTouzat. A défaut, nombre de classes se retrouveront avec plus de trente élèves, selon les enseignants.
A l’école de Bidart également, la présence de parents jusqu’à une trentaine dans la cour d’école est quotidienne (JPB de mercredi). Ici aussi, la demande d’une ouverture de classe est justifiée par des effectifs en hausse. Une réunion préparatoire du CT a lieu ce matin. Florence Poeyusan a sollicité, au nom des parents, le soutien du député Daniel Poulou (UMP). Là aussi, c’est l’attente. Une ouverture possible qui ne se ferait pas par des créations, mais par des suppressions. Ce serait le cas par exemple à l’école de Moncayolle, en Soule, où la mobilisation s’enclanche pour le maintien d’une école.
Des nouveautés dans les écoles primaires bayonnaises
Marc DUFRECHE
Jean Grenet, député Maire de Bayonne, a tenu hier un point presse à l’occasion de la rentrée scolaire, dans la cour de l’école maternelle Malégarie. Avant de présenter les chiffres, les travaux et les nouveautés pour cette rentrée 2006-2007, Jean Grenet a tenu à préciser que ,"la municipalité a la compétence concernant les écoles maternelles et les écoles élémentaires de la ville. La mairie doit donc répondre le mieux possible aux aspirations de la population sur le sujet". L’enseignement primaire bayonnais représente 4 422 élèves répartis dans 27 écoles publiques et 10 groupes scolaires privés dont deux Ikastola.
La répartition de ces effectifs a nécessité pour la rentrée l’ouverture de trois classes, une à Brana, une à Cavaillès ainsi qu’une section bilingue basque à Malégarie. Jean-Claude Iriart, directeur de l’Office Publique de la langue basque et présent aux côtés de Jean Grenet lors du point presse, précise, "il y a six ouvertures de classes bilingues cette année en Pays Basque. L’ouverture de Malégarie fait suite à un questionnement positif sur le sujet des familles de la rive droite. 17 familles étaient intéressées à l’issue du questionnaire et aujourd’hui nous sommes à 24 inscriptions effectives. Nous effectuons la même démarche actuellement pour une nouvelle ouverture sur la rive gauche."
Au rang des fermetures de classes, deux sur Bayonne, "une à Saint Léon et l’autre au Prissé. Bien que cette dernière pourrait être rapidement remise en cause, car il y a actuellement beaucoup plus d’inscriptions que prévues dans cet établissement. Et il faut ajouter à cela l’opération immobilière de 70 logements proches de l’école qui devrait faire monter les effectifs", a précisé le député maire s’adressant en particulier à l’inspecteur de l’Education Nationale présent à ses côtés.
La restauration collective connaîtra pour la rentrée "deux grands changements". Il y aura du "bio" dans les assiettes de la cantine scolaire, et les enfants de confession musulmane auront désormais la possibilité d’avoir à leur disposition des menus sans porc. Ce sont les cuisines de l’hôpital de Bayonne qui confectionneront les repas des enfants. Au-delà des nouveautés de la rentrée, des actions existantes ayant donné entièrement satisfaction seront poursuivies, comme les tickets découvertes, le carnet de route, ou encore le soutien scolaire (le CLAS).
"Les enfants doivent se trouver en sécurité dans les écoles. Nous devons leur donner les moyens d’ouvrir leur esprit et leur curiosité. Nous devons les sensibiliser aux problèmes de l’environnement, leur faire aimer la terre pour qu’il la respecte. En faire des citoyens actifs", a insisté à plusieurs reprises Jean Grenet, pour définir les objectifs des actions de la mairie dans l’enseignement primaire.
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