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Le JPB > Pays Basque 2006-09-01
Charritte-de-Bas: Bil ta Garbi contre la "prophétiedu déclin"
·Le syndicat organise une réunion publique le 8 septembre pour répondre aux craintes

Les informations et les propos tenus sur le projet de Charritte-de-Bas appellent des éclaircissements selon le syndicat Bil ta Garbi, qui organise une réunion publique vendredi 8 septembre afin d’apporter des réponses aux principales craintes exprimées et pour réaffirmer les engagements du syndicat en matière de respect des habitants, de leur cadre de vie et de l’environnement. La réunion est prévue à 19 heures à la Salle des fêtes Sarrikotapia.

En avant-propos de cette réunion et pour répondre d’ores et déjà aux déclarations de l’association Terre Verte, Bil ta Garbi estime important de préciser qu’à ce jour le site de Larrascacoplaza sur la commune de Charritte-de-Bas a été retenu pour faire l’objet d’études approfondies pour l’implantation d’une usine de prétraitement mécano-biologique couplée à un centre de stockage pour traiter les 25.000t/an de déchets produits sur la zone Est du Syndicat.

Ces études devront montrer si le projet envisagé peut être conforme aux exigences techniques, économiques, environnementales et sociales du Syndicat.

Interrogations légitimes

Les interrogations sur le procédé choisi sont "légitimes" d’après le syndicat, dans la mesure où les techniques de prétraitement, qualifiées aussi de stabilisation mécano-biologique, présentent un caractère novateur. "Les élus du Syndicat ont décidé de développer une solution technique, aujourd’hui en plein essor au niveau national et européen, car elle offre de multiples avantages : une usine de prétraitement permet d’extraire des fractions recyclables (notamment des métaux), après la collecte (en plus des matériaux triés pour la collecte sélective), de réduire la quantité de déchets à stocker et surtout de supprimer les nuisances lors du stockage des déchets, car les odeurs et les jus sont traités à l’intérieur de cette usine" assure-t-on du côté du syndicat sis à Saint-Pierre-d’Irube.

Grâce à ce prétraitement, le Syndicat veut enfouir le moins de déchets possible et ne pas enfouir de déchets "bruts", dans un souci de respect du cadre de vie, des populations et de l’environnement. "Il est important d’être clair sur la nature et la quantité des déchets enfouis" souligne le syndicat dans un communiqué de presse. "Ce sont 13.000 tonnes par an de déchets stabilisés inodores et non évolutifs, et 3 000 tonnes par an d’encombrants non valorisables issus de déchèteries ; c’est pourquoi en ne parlant que d’enfouissement et de décharge, la confusion et les craintes sont inutilement entretenues" déplorent-ils.

De même, Bil ta Garbi dit pouvoir comprendre que cette association, dans sa recherche d’une solution alternative au projet, ait une préférence pour l’incinération, "surtout si cette solution peut s’implanter ailleurs". Concernant le choix de la technique de traitement, le débat est clos depuis décembre 2004 et la position de refus des élus vis-à-vis de l’incinération a été très claire rappelle le syndicat.

"En outre, prétendre que certains procédés ont été exclus, sans études approfondies ne reflète pas la réalité des mois de travail et de concertation pour le choix d’un scénario de traitement. Ils ont permis aux élus, aux associations et à la population d’exprimer leurs plus vives craintes quant aux impacts des rejets gazeux émis par les incinérateurs et leur préférence pour le prétraitement avant stockage".

Face à l’impérieuse nécessité de traiter les déchets, le syndicat intercommunal appelle à faire preuve de responsabilité, et c’est pourquoi "le Syndicat ne peut que s’opposer à cette prophétie du déclin, développée par l’association Terre Verte". En effet, Bil ta Garbi juge que de nombreuses informations sont fausses et alimentent la rumeur. "Les 70.000 tonnes de déchets stabilisés de la Côte ne viendront pas à Charritte, ce projet ne détruira pas le foncier agricole, il n’y a pas d’incompatibilité entre le projet, le chemin de Compostelle et le label Gîtes de France. Certains parlent de nuisances, qui n’existeront pas, pour susciter des peurs" soulignent-ils.


 
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