Mondial 2006
Prêts pour les combats des As
·Argentine, Espagne, Etats-Unis et Grèce ont tout écrasé jusqu’à présent
Avec Argentine-Espagne et Etats-Unis-Grèce, les demi-finales du Mondial-2006 de basket-ball vont opposer aujourd’hui à Saitama quatre équipes qui ont tout dévasté sur leur passage au Japon. Jamais la hiérarchie n’a même été aussi claire dans un tournoi complètement écrasé par ces quatre invincibles. Il n’y a qu’à voir l’écart moyen qu’ils ont creusé par rapport à leurs adversaires en sept matches: +25 pour les Etats-Unis et l’Espagne, +24 pour l’Argentine et +13 pour la Grèce ! Cette première demi-finale opposera deux équipes ayant plusieurs points communs : même langue, même effectif de rêve tracté par deux superstars NBA (Gasol et Ginobili), même collectif huilé et... même nom de sélectionneur (Hernandez). Un mimétisme qui rend ce duel extrêmement indécis. "Personne ne peut savoir ce qui va se passer", affirme l’entraîneur argentin Sergio Hernandez. L’Espagne, invaincue depuis seize matches, va miser d’abord sur sa vitesse. L’Argentine sur sa puissance. Les deux équipes ont également un objectif très concret. La sélection ibère, dont le meilleur résultat est une médaille d’argent aux JO-1984, veut enfin décrocher son premier titre planétaire, au pire sa première médaille dans un Championnat du monde. "On a l’occasion d’écrire l’histoire et on ne va pas s’en priver", annonce l’arrière de Barcelone, Juan Carlos Navarro. L’Argentine, championne olympique en titre, veut, elle, effacer le souvenir de la finale du Mondial-2002 où elle fut battue sur le fil par la Serbie-Monténégro après une décision d’arbitrage très discutée. Les deux équipes se sont rencontrées deux fois cet été en préparation avec deux victoires ibères à la clé. "Cela ne signifie absolument rien car ce n’étaient que des matches de travail", souligne l’entraîneur argentin Sergio Hernandez. "On devra faire le match parfait car on sait qu’eux jouent en totale confiance, avertit néanmoins Manu Ginobili. Chez eux, tout le monde est capable de marquer". "Nos joueurs de banc abattent un travail magnifique, acquiesce Navarro. Lorsqu’ils entrent, on dirait que c’est toujours le cinq majeur sur le terrain". Une remarque qui vaut également pour l’Argentine. Difficile de trouver plus grande opposition de styles qu’entre le champion d’Europe et le Team USA. La Grèce c’est une défense de fer, rude, physique. Les Etats-Unis, c’est l’offensive à outrance, les exploits individuels et les tirs impossibles. Alors qui de l’attaque ou de la défense va l’emporter ? "J’aimerais bien le savoir aussi", rigole le meneur grec Theodores Papaloukas. "On a une meilleure science du jeu, eux de meilleurs athlètes, ajoute-t-il. Si on joue avec nos armes, on peut battre tout le monde. En sport tout est possible". Ce qui paraît certain, c’est que son équipe va causer des tracas aux Américains, guère habitués aux embouteillages sous les panneaux et les défenses de zone.
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