Gara: Latest news - Printed edition  |  Le Journal |  Documents
 
EUS | ES | FR | ENG
 » PRINTED EDITION
  - Index
  - Sujet à la une
- Basque Country
- Local
- Opinion
- Culture
- Sports
 » DOCUMENTS
 » Hemeroteka
Le JPB > Sujet à la une 2005-12-23
Le prestige du tête-à-tête
·Etcheto veut inscrire son nom au palmarès du Super Prestige face à Muscardits qui en est à sa 7e finale en neuf ans

C’est du prestige du tête-à-tête dont il sera question ce soir au trinquet Garat de Saint-Jean-Pied-de-Port. À partir de 19h30, et devant les caméras d’Euskal Telebista, Thierry Etcheto et René Muscarditz se lanceront à la conquête de la xapela du Super Prestige, l’une des plus convoitées du circuit EPB, qui plus est dans le chapitre individuel. Ce serait la première concernant l’arrière de Larressore, et la cinquième pour le grand Garaztar qui détient le record absolu avec pas moins de sept finales à son actif lors des neuf dernières éditions. Rien que cela.

On pourrait même dire que les carrières des deux protagonistes se croisent aujourd’hui à Garazi. Après un an de disette, l’avant formé dans ce même trinquet récupère à présent une aura qui lui a fait défaut ces derniers mois. Etcheto, en revanche, abordera sa deuxième finale consécutive, conscient qu’un palier important a été franchi depuis un an, ne serait-ce que mentalement parlant.

Une progression en flèche qui répond évidemment à une préparation plus adaptée aux joutes individuelles, selon le Larresorotar. "J’avais effectivement démarré un travail spécifique avec Philippe Carricart, il y a deux ans de cela. Un travail destiné à adapter ma préparation au tête-à-tête. Moi qui jouais trop en force, avec toute ma puissance, j’essaye désormais de moins appuyer mes frappes, de les placer, c’est un jeu différent qui semble porter ses fruits" a-t-il avoué. "Les deux finales du Super Prestige me confortent d’ailleurs sur ce choix" rajoute Etcheto.

Attention à la récupération

Car, il ne le cache pas, la finale du Super Prestige était un objectif en soi cette saison : "C’est vrai. Et j’aborde d’ailleurs cette partie un peu plus sereinement, moins tendu que la demi-finale par exemple où je savais que je n’avais pas le droit à l’erreur. Une défaite face à Ezcurra II, j’aurais considéré cela comme un échec".

Pourtant, il s’en est fallu de très peu. 40-39, Thierry Etcheto a dû puiser au fond de lui-même, de ses ressources, pour renverser une partie qui était quasi perdue. Cela dit, c’est justement à ce niveau que réside une des plus grandes progressions de l’arrière. Etcheto ne flanche plus lorsqu’il est mené au score: "Mentalement j’ai gagné des points. Même en deux à deux, je ne craque plus le premier. Et si travail avec Philippe n’est pas innocent, je crois que ma propre maturité est à l’origine de ces progrès. Une chose est sûre, ce n’est pas le fruit du hasard".

Ce soir, Etcheto s’attend de nouveau à une lutte sans répit et dans ce sens, la récupération de la dure partie livrée contre EzcurraII sera un domaine à ne pas négliger "J’ai tout fait pour bien récupérer. Décrassage après la partie, un autre footing le lendemain, malgré le froid, mais je sais que ce sera difficile de retrouver "le gaz" de lundi". De son adversaire, l’arrière formé au Kapito Harri appréhende surtout son but "Son but, et le retour du but qui met toujours en difficulté. En plus de sa précision effarante. Si jamais on lui livre la pelote dans le deux, on peut être sûr que la pelote terminera dans le filet ou sur le pan coupé. Pour le reste, c’est toujours en tête-à-tête : serrer le jeu et trancher lorsque l’occasion se présente".

Muscarditz fort de ses 7 finales

Que dire de l’adversaire d’Etcheto, René Muscarditz, dont les quatre précédentes xapela risquent de ne pas lui suffire ce soir à Donibane Garazi. En effet, même si le Garaztar n’était pas le grand favori de l’épreuve sur la ligne de départ (Oçafrain l’était), il doit désormais avoir la confiance des parieurs du premier étage. Ses sept finales à l’appui semblent en effet une raison suffisante pour ne pas douter de ses chances de victoire. Cela dit, à l’image de son vis-à-vis, René Muscarditz a lui aussi livré un dur combat en demi-finale face à Sébastien Sorhuet (40-37). De sa capacité à se ressourcer dépendront sa prestation et par conséquent le dénouement de la finale. Seul avantage, et de taille, Muscarditz évoluera dans son jardin, dans le trinquet qui l’a vu naître où il connaît comme sa poche le moindre recoin de la cancha. Et son expérience. À 35 ans, le Bas-Navarrais est certainement le plus titré de toute l’équipe des indépendants. Il ne faut donc pas trop compter sur le fait qu’il accuse démesurément la pression d’une énième finale. À n’en pas douter, il ne passera pas à côté, Thierry Etcheto devra frôler la perfection s’il veut ajouter son nom au palmarès du tournoi.


 
Print
...More news
Culture
Le Conservatoire National de Région inauguré à Biarritz dans un bain de foule
Sujet à la une
Le prestige du tête-à-tête
Pays Basque
Le Plan d´Urgence Logement dans les clous
Pays Basque
La direction régionale de Lidl réfute touteaccusation de discrimination à l’embauche
Pays Basque
Le tribunal du Luxembourg donne raison à l’ancien député de Batasuna face au Parlement
Pays Basque
Les pêcheurs labourdins pourront capturer 1 000 tonnes d´anchois
  © 2006 Baigura | Contact | About us | Advertise