La direction régionale de Lidl réfute touteaccusation de discrimination à l’embauche
·Ludovic Devos affirme également qu’aucune réorganisation du travail n’est à l’ordre du jour dans ses magasins
"C’est faux". Ludovic Devos, directeur régional des enseignes Lidl dément toute affirmation qui viserait à accuser son groupe de discrimination à l’embauche. Mardi, le syndicat Unsa, dont l’un des adhérents est cadre chez Lidl, avait dénoncé "une discrimination prônée explicitement par la direction au travers de directives à l’encadrement". Ainsi, Tierry Minard, cadre et chef du réseau Pays Basque de Lidl, document en main, avait listé des critères tels que "corpulence homogène, 18-30 ans, pas issu des quartiers difficiles, pas de mères seules avec enfant", etc."Cette façon de faire serait suicidaire et nuisible à notre image", répond Ludovic Devos. "Nous sommes un groupe qui emploie 15000 salariés sur toute la France, nous ne pouvons pas nous permettre de pratiquer ce genre de choses", poursuit-il. Le directeur régional estime que passer ce type de message est "aberrant". "Il suffit de regarder dans nos magasins. Les effectifs sont de toutes origines, de tous âges et de tous horizons", affirme-t-il.
Pas de changement dans l’organisation
Par ailleurs, Ludovic Devos a démenti toute réorganisation du travail dans ses magasins. L’Unsa avait avancé que désormais tous les salariés, majoritairement des femmes, devraient travailler le matin et l’après-midi alors que jusque-là les horaires étaient organisés de façon à ce qu’ils ne soient présents que le matin ou que l’après-midi, ce qui leur permettait de trouver un second emploi à mi-temps ou de s’organiser plus facilement pour la garde des enfants."Il n’y a pas de changement initié à ce niveau. L’organisation du travail se poursuit à l’identique avec des aménagements dans certains cas", a expliqué le directeur. "Beaucoup de salariés sont à temps partiel, il est donc difficile d’être là le matin et l’après-midi quand on ne travaille que 4 ou 5 heures par jour", dit-il. Enfin, sur les plaintes pour harcèlement dans quatre des magasins de Gironde et de Charentes qui ont entraîné la convocation de comités d’hygiène et de sécurités des conditions de travail (CHSCT), Ludovic Devos "laisse le soin à cette délégation de vérifier la réalité ou non de certains faits".
|