Le Plan d´Urgence Logement dans les clous
·501 logements sociaux ont été financés cette première année d’exercice. La CABAB promet de rattraper son retard
"Ca fonctionne" a commenté le préfet Marc Cabane. Un an après sa mise en place, le Plan d’Urgence Logement pour le Pays Basque 2005-2008 prévoyant la construction de 2000 logements sociaux peut s’enorgueillir de tenir ses promesses. Ce dont n’ont pas manqué les responsables du PLU à l’issue de son comité de pilotage. En 2005, ce sont 501 logements sociaux qui ont été financés au Pays Basque. "De pas du tout, on commence à en faire beaucoup" a résumé le préfet. Auparavant il y en avait 150 par an au Pays Basque, selon un rapport d’inspecteurs généraux sévère à l’égard des pouvoirs publics.Ces 501 logements sociaux sont financés à hauteur de 52 millions d’euros ils devraient être livrés dans l’année par des prêts (80%), l’Etat (3%), le Conseil général (4%), le 1% patronal (3%) et 9% de fonds propres. 60% des opérations seront menées par l’Office départemental des HLM, et 12% par le COL. Le préfet faisait remarquer qu’il fallait ajouter les aides de l’Etat avec une TVA réduite, une baisse des taux d’intérêts de prêts et autres exonérations foncières. Tout en pointant les limites financières des ressources propres de l’OPDHLM qui ne pourra tenir à ce rythme. Si les 500 logements ont pu être obtenus c’est en partie grâce aux efforts de communes comme Bidart (139), Ciboure (101) ou Urrugne (97). La Communauté d’agglomération du BAB reste en retrait des prévisions de 200 logements sociaux par an, dont 100 pour Anglet. Le préfet a soulevé des problèmes de règlement de PLU notamment. Cependant, Michel Veunac, adjoint au maire de Biarritz et président de l’Agence d’Urbanisme a indiqué que pour 2006, la CABAB avait programmé 387 logements sociaux plus 70 logements étudiants, pour "rattraper le retard" pris. La CABAB prendra pour cela au 1er janvier la compétence de la pierre, et devenir ainsi pour trois ans délégataire, comme le Conseil général.
Le président de ce dernier a mis en valeur "l’action" réalisée par opposition "à l’incantation". Tous entrevoient que les objectifs du PLU seront effectivement tenus.
L’Etablisement public foncier local du Pays Basque est né
L’EPFL Pays Basque a été porté sur les fonds baptismaux
hier soir à l’antenne du Conseil général. Longtemps évoqué, l’outil financiers
censé aider les communes pour l’achat de foncier a tenu sa première assemblée
générale, élu son président en la personne de Philippe Juzan, conseiller général
de St-Jean-de-Luz, avec pour vice-présidents J.-R. Etchegaray, J. Falagan, et R.
Hirigoyen. Pour sa création, l’EPFL sera doté d’un budget d’au moins 4 M¤. 3
seront versés par le Conseil général, et 1 M¤ par an sera collecté par une taxe
spéciale d’équipement ‹qui sera le produit additionnel des quatre taxes locales
(taxe du foncier bâti, non bâti, d’habitation et professionnelle)‹ d’une durée
normalement provisoire. La part de l’Etat n’est pour l’instant toujours pas
définie. Il aura une fonction d’ingénierie foncière à l’image de la Safer" a
expliqué M. Veunac, adjoint au maire de Biarritz. L’EPFL achètera et livrera du
foncier aux communes (qui le lui rembourseront), qu’il pourra détenir au maximum
durant quatre ans. "C’est une force de frappe financière pour les communes" a
commenté le préfet Marc Cabane. "C’est un fonds financier qui va respirer" a
exposé J.-J. Lasserre, président du Conseil général. 75% du foncier acheté sera
destiné pour le logement et 25% pour des zones où implanter de l’activité
économique. Concernant son périmètre, "il n’est pas définitif" a précisé
J.J.Lasserre. "Aucune commune ne sera intégré contre son gré" selon le préfet.
A ce jour, les intercommunalités du BAB, de Nive-Adour, du Pays d’Hasparren et
de Bidache y adhèrent. Ainsi que les communes d’Ainhoa, Arbonne, Bardos,
Bassussarry, Bidart, Biriatou, Boucau, Cambo, Espelette, Guéthary, Halsou,
Hendaye, Itxassou, Labastide-Clairence, Larressore, Louhossoa, St-Jean-de-Luz,
St-Pée, Sare, Urrugne Urt et Ustaritz y adhèrent. Ahetze n’en fait finalement
pas partie.
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