Top 14 - 18e journée
Le Biarritz Olympique reste dans la course
·Les rouge et blanc ont de nouveau gagné avec le bonus offensif, le rendez-vous décisif à Perpignan approche à grands pas
Le Biarritz Olympique, peu convaincant offensivement depuis le début de saison, a obtenu un deuxième succès bonifié consécutif, en dominant le dernier de la classe Auch (26-3), samedi, au stade Aguiléra, lors de la 18e journée du Top 14.
Après le voisin bayonnais battu (20-0) la semaine dernière, les hommes de Lagisquet et Delmas, toujours 5es, ont inscrit de nouveau trois essais par leurs avants leur permettant de rester au contact du 4e Perpignan, contre des Auscitains vaillants mais manquant cruellement de réalisme. Car, même aidé par le vent, le BO a souffert en 1re période face à des Gersois tout près de franchir la ligne adverse par Salobert (6), repris par Couzinet, puis Battut (30), repris par la fusée Ngwenya (30). Et quand ils y parvenaient enfin - par Tidjini après une belle échappée de Bosque (40) -, l’essai était refusé par l’arbitre vidéo pour un en-avant. En face, Biarritz, aussi, avait ses occasions, sans les concrétiser davantage, restant ainsi sous la menace. Si Yachvili assuré la marque au pied (9-0, 13), le manque d’agressivité des Basques les a longtemps empêchés de faire la différence. Juste avant la pause, les Biarrots trouvaient l’ouverture par August, à la conclusion d’une charge collective et d’un premier labeur des arrières (38).
En route vers le bonus, ils récidivaient au retour des vestiaires, toujours par leur talonneur (46) à la suite d’un ballon porté, avant d’enfoncer le clou peu après par Harinordoquy (26-3, 52), promu capitaine, idéalement servi en bout de ligne par Gobelet. Le contrat est rempli mais les locaux ont tremblé jusqu’au bout pour le conserver face à une lanterne joueuse et prête à tout pour bien figurer jusqu’au bout dans l’élite.
Clermont, leader du Top 14, a marqué les esprits en s’imposant (23-11) samedi chez son dauphin, Toulouse. Les deux clubs ont livré le spectacle de qualité que la France du rugby attendait: engagé, spectaculaire. Mais le public du Stadium conservera un affreux souvenir de la victoire des Auvergnats, la neuvième de rang et la troisième d’affilée face à leur équipe : le Stade y perd Vincent Clerc pour neuf mois, victime d’une blessure aux ligaments croisés du genou gauche. Un coup terrible à une semaine de la demi-finale de Coupe d’Europe à Twickenham contre les London Irish.
Montauban avant Perpignan
Derrière l’intouchable duo de tête, le Stade Français (3e), Perpignan (4e) et Biarritz (5e), voire Castres, luttent pour compléter les places de demi-finalistes. Le club parisien est le mieux placé : sa victoire (25-18) contre Montauban, due à une remarquable prestation de Lionel Beauxis, lui permet de conserver quatre points d’avance sur Perpignan avant un déplacement à Montpellier. Perpignan, de son côté, n’a cédé aucun pouce de terrain à Biarritz. Le sixième succès d’affilée des Catalans contre Bayonne (38-13) répond à celui, prévisible, des Biarrots face à Auch (26-3). Les deux équipes se voient proposer une solide mise en jambes, respectivement à Brive et à Montauban, avant de s’affronter le 2 mai à Aimé-Giral. Vendredi, Castres (6e) s’était signalé en allant s’imposer (14-12) à Bourgoin. Mais pour passer au statut de prétendants, les Tarnais devront prouver leur valeur face à Clermont le 2 mai et face à Toulouse le 7.
Bayonne continue de descendre
Les menacés. Dax (13e), premier relégable, a perdu une partie de ses illusions en s’inclinant sévèrement (0-30) à Brive. La victoire à l’extérieur si précieuse pour le maintien n’est pas venue et les Dacquois joueront leur saison samedi prochain en recevant Albi (12e). Les Albigeois n’ont pas flanché (25-12) face à Montpellier et disposent de neuf points d’avance sur les Landais. Bayonne (11e) a poursuivi sa plongée au classement en s’inclinant à Perpignan, dernier acte d’une série de cinq défaites face aux ténors du Championnat. Le réveil est impératif contre Bourgoin, sous peine de compliquer nettement la fin de saison.
La prochaine journée propose quelques affiches intéressantes avec Montauban-Biarritz et Brive-Perpignan, samedi. Vendredi, le Stade Français ira défier Montpellier à Yves-Dumanoir. Les autres rencontres : Bayonne-Bourgoin, Dax-Albi et Auch-Clermont. Toulouse-Castres est reporté au 7 mai pour cause de Coupe d’Europe.
Dourthe confirme et explique son prochain rôle à l’Aviron
Le centre et capitaine de l’Aviron Richard Dourthe a annoncé officiellement samedi à l’issue de la défaite à Perpignan (13-38), qu’il mettait un terme à sa carrière à la fin de la saison pour devenir l’an prochain directeur de rugby et conseiller du président de Bayonne.
"C’est la fin d’une période, la fin de Richard Dourthe sur un terrain", a déclaré l’ancien international âgé de 33 ans. "La seule chose à laquelle je tenais, c’est de ne pas me tromper sur la date à laquelle il faut arrêter, a-t-il indiqué. Il y a un temps pour tout. Je ne veux pas qu’au bord du terrain, les gens disent "Richard Dourthe est trop vieux, il faut qu’il arrête". Interrogé sur sa reconversion, Dourthe, qui compte 31 sélections, a confirmé qu’il resterait bien au sein du club basque la saison prochaine mais "je ne serai pas dirigeant, ça c’est sûr et certain". Dourthe occupera un poste "qui va du relationnel dans l’équipe, à l’organisation du secteur professionnel, avec un lien fort avec moi", précisait il y a peu le président de Bayonne Francis Salagoïty. Après avoir été formé à Dax et porté les couleurs du Stade Français, de Béziers, de Bordeaux-Bègles et Castres, Dourthe était arrivé à Bayonne en 2005.
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