Pierre CHERET Premier secrétaire du Parti Socialiste Fédération des Pyrénées-Atlantiques
Vérité au-dessus de l´Adour, duplicité en-dessous
François Bayrou reproche à Nicolas Sarkozy, "celui qui affirmait vouloir construire une démocratie exemplaire", d’utiliser "l’intrigue, la déloyauté, le cynisme". L’ancien candidat à l’Elysée ne manque pas d’air. C’est exactement ce qu’il fait dans notre département. Comment peut-on encore supporter cette duplicité. Démonstration : François Bayrou se pose en victime à Paris, mais dans les Pyrénées-Atlantiques pour conserver le département à droite les 2 principaux lieutenants du MoDem (Jean Lassalle, le député gréviste de la faim et Jean-Jacques Lasserre son successeur à la présidence du Conseil général en 2001) ont d’abord débauché 2 élues socialistes, récupéré des Nouveau Centre (déloyauté) pour faire un groupe de 19 élus sans négliger un élu AB (qui se prétendait de centre-gauche) puis se sont alliés à l’UMP (6 élus sur 52) de Nicolas Sarkozy pour élire un président UMP ! au bénéfice de l’âge contre le candidat socialiste soutenu par un groupe de 26 membres. Les élus socialistes ont réuni sur leur nom un plus de 105000 suffrages contre seulement 66 000 pour ceux de droite !
Man¦uvre de Bayrou ?
A Paris, François Bayrou, a affirmé, lundi 13 avril, que l’Elysée menait une "man¦uvre" contre son parti pour "tenter de mettre fin au pluralisme" du système politique français. Qu’il ne soit pas inquiet, le Parti Socialiste avec les autres formations de la gauche représentent le pluralisme dans notre département et dans notre pays. En Béarn et en Pays-Basque davantage encore, le MoDem, lui, est partout à l’exception de PAU (défaite!) allié à l’UMP. Alors, François Bayrou nous promet de "conduire sans faiblir la contre-attaque".
Effarant, la théorie du complot. On ne peut pas se dire victime à Paris et faire le bourreau à Pau. François Bayrou est un homme de droite, ce qui n’a rien de répréhensible bien évidemment, mais sa conception du suffrage universel reste toute personnelle, quand il perd c’est que tout le monde s’acharne contre lui et pour gagner (garder la Présidence du Conseil général du 64 à droite), il est prêt à toutes les concessions et "man¦uvres". Ainsi le groupe MoDem, comble du cynisme en politique, envisage de faire voter le Président dans les commissions alors que ni la loi ni les règles de fonctionnement de l’assemblée départementale ne le prévoient. Pourquoi ? Tout simplement s’assurer de ne pas avoir à discuter avec les élus de gauche (50% des élus, principal groupe politique de l’assemblée départementale largement majoritaire en voix, dois-je le rappeler !).
Alors les leçons de François Bayrou, cela suffit. La duplicité et la malhonnêteté intellectuelle ne sont pas dignes de celui qui se présente comme un justicier d’une politique rénovée.
François Bayrou n’est en rien celui-là, juste motivé par son destin personnel. Les élus socialistes et républicains ne céderont pas au chantage d’une droite divisée où Jean-Jacques Lasserre, président déchu tente de rentrer par la fenêtre après avoir dû sortir par la porte. Même si le parlement de Navarre, fait face au Château de Pau, le temps des successions auto-proclamées est révolu. Si cela a échappé à l’ex-président Lasserre, le château de Bidache semble tout prêt à garder son idylle.
Droite sans projet
Le Parti Socialiste et ses élus "conduiront sans faiblir la contre-attaque" pour que le vote des habitants de notre département soit respecté et que, face à une droite sans projet et sans proposition si ce n’est de préserver ses places, le programme construit collectivement depuis plus de 2 ans et décliné publiquement tout au long de la campagne électorale constitue une perspective politique pour notre département.
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