Une mobilisation populaire dit non au TGV à Eskoriatza et empêche les expropriations
Dès la veille, une quarantaine de personnes se sont
enfermées dans la mairie et y ont passé la nuit afin d’être certaines de pouvoir
bloquer, le lendemain, les portes de la mairie aux représentants de l’Etat
espagnol. A neuf heures du matin, un rassemblement appelé par "AHT Gelditu!
Elkarlana" a réuni entre 150 et 200 personnes devant la mairie. De nombreux
slogans comme "Ez, ez, ez... AHTrik ez", "Amalurra defenda dezagun" où "Herriak
bizirik, AHTrik ez" ont été répétés. Juste après, vers 9h15 les représentants du
Gouvernement de Madrid sont arrivés escortés par des agents de la Police
autonomique. C’est à ce moment que les slogans ont repris de plus belle.
Mais les portes de l’Hôtel de ville ne s’ouvrant pas,
malgré la présence à l’extérieur du maire Pedro Lasagabaster du parti EAE-ANV,
les représentants du Développement ont dû repartir bredouilles. Cette décision a
été accueillie par les applaudissements des habitants présents. Dans
l’après-midi, des sources de la Délégation du Gouvernement espagnol de la CAB
citées par l’agence Europa Press ont assuré que la rédaction des actes aura lieu
dans un mois à la délégation du Gipuzkoa.
Les représentants de "AHT Gelditu ! Elkarlana" ainsi que
le maire du village se sont montrés très satisfaits. Ils ont souligné que les
citoyens et les citoyennes peuvent arrêter des projets imposés tels que le
TGV.
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