CAN
Le Nigeria le mieux placé du groupe
Un véritable casse-tête : avant d’aborder aujourd’hui la dernière journée du groupe D de la Coupe d’Afrique des nations de football, les quatre équipes, Nigeria en pole, Ghana, Sénégal et même Zimbabwe conservent une chance mathématique d’être en quarts de finale. "Pour le dernier match, nous jouerons à fond car nous voulons ramener une victoire au pays et parce que c’est aussi une question de fair-play par rapport aux autres équipes", avait affirmé le sélectionneur du Zimbabwe Charles Mhlauri après la défaite de son équipe contre le Nigeria.Même les professionnels y perdent leur latin. Car cette phrase montre bien que le sélectionneur des Warriors ne concevait même pas que son équipe soit encore en course aujourd’hui. Et pourtant, s’il avait sorti sa calculette, M.Mhlauri aurait vu que le Zimbabwe a bel et bien une chance de jouer le prochain tour. Pour passer en 2e position, les Zimbabwéens doivent toutefois vaincre un Ghana diminué par les suspensions et les blessures par au moins deux buts d'écart et espérer une large défaite du Sénégal.
Rien n’est fait
Le Nigérian Julius Aghahowa, auteur d’un doublé contre le Sénégal lors du quart de finale de la CAN 2000, refuse lui de se creuser les méninges avant de rencontrer une équipe qui lui réussit bien : "Le Nigeria ne joue jamais pour un nul. Mais bon, à la fin du match, on regardera si le résultat nous arrange". Avec deux victoires en deux matches, les Super-Eagles ne peuvent se permettre de prendre le match par-dessus la jambe car ils risqueraient de se faire sortir en cas de défaite de plus de deux buts et de victoire du Ghana... Bien placé pour terminer premier (un nul suffit), Augustin Eguavoen, le coach nigérian, a lui en revanche fait ses calculs, quitte à simplifier l’objectif : "J'ai bien regardé le classement. On n’a pas le droit à une défaite alors on va faire au moins un nul", promet-il. Ses hommes affrontent le Sénégal lors du match vedette du groupe. Les Lions de la Teranga, dos au mur, croient à la victoire. "C'est comme si on jouait un 8e de finale retour avec obligation de gagner par deux buts d’écart" souligne Habib Beye qui assure avoir "chauffé" ses partenaires pour qu’ils fassent la différence. "Ce n’est pas tout de parler, maintenant il faut le faire", assène El Hadji Diouf. "On sait ce qu'on a à faire et il n'y a rien d'impossible". Le Ghana lui aussi doit vaincre pour ne pas avoir à se poser des questions. "On ne dépend que de nous-mêmes", analyse le coach Ratomir Dujkovic, qui sait qu’avec une victoire d'au moins trois buts d'écart il n’aura pas à faire de calculs...
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