"Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis", a commenté hier Laurent Roux au nom du Groupement des Associations Bayonnaises (GAB) en reconnaissant le bienfait d’un arrêt de la fête à 5h du matin. Cette mesure décidée l’an passé par la municipalité à l’occasion des Fêtes de Bayonne, avait été fortement décriée par les peñas qui estiment finalement que "ce fut, avec le recul, une bonne chose pour la fin de nuit dans la fête".
"Cela a facilité le nettoyage des rues et le travail des agents", a ajouté Laurent Roux, trésorier du groupement et membre de la peña Haizegoa.
Toutefois le groupement continue de revendiquer l’ouverture des locaux associatifs jusqu’à 5h du matin et non 3h ou 4h (suivant les jours) comme la mairie l’avait imposée l’an dernier.
"La fermeture anticipée des associations à 3h et 4h n’a pas résolu le problème de l’alcoolisation des jeunes, au contraire, les vendeurs ambulants ont continué à vendre de l’alcool et le "botellon" s’est développé", a affirmé le responsable de la peña Haizegoa. Il a aussi précisé que la mesure municipale avait conduit à "faire chuter" leurs recettes, celles-ci servant à faire fonctionner les associations et "à mettre en place des activités pour Bayonne et ce, toute l’année".
Le GAB souhaite aussi que les jeunes soient "plus impliqués" dans les fêtes. Pour les rendre "acteurs plutôt que seulement consommateurs", le groupement propose la création d’une commission des jeunes. "Il faut demander son avis à cette génération, savoir comment elle voit les fêtes", estime Laurent Roux. Les peñas estiment qu’il faut aussi travailler sur la prévention de l’alcool, des drogues, des MST en utilisant le maillage des associations existantes.
D’autres propositions sont également avancées comme l’utilisation d’un verre en plastique renforcé et consigné, acheté 1¤, somme restituée en rendant le verre, à l’image de ce qui se fait à Bilbo. Et ce, pour éviter l’utilisation croissante du verre. Les peñas jugent qu’il faut aussi veiller à ce que les professionnels gardent leurs toilettes ouvertes. Enfin, elles font état de la nécessité de désenclaver la fête, notamment le Petit Bayonne, en utilisant davantage le quartier St-Esprit ou en déplaçant les forains vers les allées Paulmy par exemple.
"Nous voulons être une boîte à idées. Pour l’instant nous attendons toujours de pouvoir intégrer la commission extra-municipale des fêtes comme on nous l’avait proposé l’an passé", a expliqué Laurent Roux.
"Nous attendons que les associations culturelles et festives soient enfin reconnues comme un élément à part entière des fêtes et passent avec la mairie une convention dans laquelle nous trouverions nos droits et nos devoirs", a-t-il ajouté.