Le mécontentement des syndicats et parents d’élèves sur les propositions de carte scolaire s’est traduit hier à Pau par l’annulation du Comité départemental de l’Education Nationale (CDEN) qui devait entériner en préfecture les discussions du CTP (Comité Technique Paritaire) de la semaine dernière. Tous les syndicats ainsi que la FCPE, les associations complémentaires de l’école, les associations de famille et quelques conseillers généraux ont boycotté la réunion qui, faute de quorum, n’a pu se tenir. Le CDEN sera convoquée à nouveau lundi prochain à 14h à Pau.
En contrepartie, tous ces acteurs se sont joints aux dizaines de manifestants venus d’écoles où des suppressions de postes sont envisagées, puis se sont rendus devant l’inspection académique où ils ont exhorté l’administration de recevoir des délégations des écoles présentes. L’adjoint de l’inspecteur d’académie a finalement reçu deux représentants des écoles d’Anglet (Aristide Briand), d’Urt, de Louhossoa et du Regroupement Arbérats-Arbouet-Aroue-Etcharry.
Pendant ce temps, des écoles continuaient d’être occupées par les parents d’élèves comme à la maternelle du Haut-Cambo que les parents ont investie jeudi dernier. La suppression d’un demi-poste de français y est prévue pour la rentrée prochaine.
"Les effectifs comptabilisés par notre directrice ne sont pas les mêmes que ceux de l’inspection académique, celle-ci ne compte pas 13 tout-petits qui sont sur le point d’avoir 3 ans", a indiqué Véronique Drans, une maman occupant l’école hier. La suppression du demi-poste entraînera la fin de l’accueil des enfants de 3 ans et moins selon elle.
Ce point est d’ailleurs l’un des plus critiqués par les syndicats face à l’administration.
La proposition de carte scolaire pour 2006 prévoit de supprimer 18,5 postes en Pays Basque pour 9,5 créations.