L’association des parents d’élèves du bilingue public Biga-Bai, constate également un manque de moyen dans l’enseignement public bilingue lors de cette rentrée 2005. Faisant le parallèle avec la construction d’une maisonJosiane Libier présidente de l’association estime que pour aboutir un projet, une volonté de réaliser le projet, des moyens, et un lieu sont nécessaires. "L’enseignement du basque à l’école publique, le projet bilingue, nécessite une construction solide" souligne-t-elle. "L’Éducation Nationale prévoit dans les textes officiels l’enseignement du et en basque à parité horaire de la maternelle au lycée, dans les écoles où la demande est identifiée (Arrêté du 12 MAI 2003). L’Office Public de la Langue Basque avec différents représentants de l’État, de la Région, du Département, des élus locaux et des membres de l’Éducation Nationale permet l’aboutissement du projet et il doit garantir pour cela", exige la présidente de l’association.
Mais afin d’atteindre cet objectif, "pour chaque niveau d’enseignement il faut prévoir et faciliter la formation d’enseignant du et en basque. Il faut préparer les responsables d’établissements à gérer les sections bilingues pour faciliter son développement son évolution dans leur structure" réclame Josiane Libier.
Comme pour une maison en construction, elle souhaite des matériaux de qualité. "Il ne suffit pas de financer la production de manuels scolaires, il faut s’assurer qu’ils ont été produits dans les délais sans cela on change de fournisseurs".
Le but: maîtriser l’euskara
Le fait d’assurer les liens entre les différents étages, c’est-à-dire la poursuite du cursus bilingue à parité horaire jusqu’au lycée est pour Biga Bai "la ceinture de consolidation pour être bilingue" rappelant que l’objectif est celui-là: "la maîtrise de l’Euskara à la fin du cursus, pour être capable de vivre en basque, de le transmettre aux générations futures, car ce n’est que par-là que nous sauverons l'euskara". "La rentrée 2005 assure, avec les nouvelles ouvertures très attendues (Chéraute, Larribar, Anglet Jean Jaurés et Biriatou) un projet de rez-de-chaussée dans différents secteurs mais ne consolide pas des secteurs déjà fragiles depuis quelques rentrées: le BAB et St Palais", constate l’association. "La vraie parité horaire au collège et lycée n'existe nulle part, la maison n’est pas consolidée, les fissures apparaissent avec les suppressions de l’option dans certains lycées et collèges" dit-elle.
"Le maître d’¦uvre annonce que 2006 doit permettre des avancées: pourquoi ne pas consolider de suite avant qu'il n'y ait plus de fissures!" s’exclame Josiane Libier.
"Un maître d’¦uvre, est responsable de la réussite du projet et doit garantir l’utilisation de bons matériaux ainsi que de la main-d’¦uvre qualifiée pour réaliser le travail", lance-t-elle en direction de l’Office public de la langue basque, réclamant un investissement plus important afin que la maison en construction puisse durer dans le temps.