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Fêtes, que cela dure
La première nuit des fêtes de Bayonne, mercredi, s’est déroulée globalement dans le calme, avec le respect des horaires de fermeture des débits de boissons et une fréquentation sensiblement moindre que l’édition passée. Une vingtaine d’interpellations ont toutefois eu lieu.
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Il y a bien eu quelques grincements de dents sur le coup des 3h, lorsque les bars et les peñas qui avaient choisi d’être ouvertes pour ce premier jour ont baissé leurs rideaux sans tarder.Mais la première nuit des fêtes s’est globalement bien déroulée et le maire de Bayonne tirait hier un premier "bilan positif" à l’unisson des services de sécurités. "Là, c’est dur, quand le moteur est lancé..." confiait à cette heure de privation d’alcool un bestazale en quête d’une peña qui n’aurait pas suivi les recommandations du Groupement des associations bayonnaises. Mais la plupart de celles qui étaient ouvertes ont cessé leur activité à l’heure où la vente d’alcool devenait interdite. La fête s’est toutefois poursuivie dans les rues devenues fluides et une grande partie des bestazale se sont rués sur les bus aux alentours de 5h, causant quelques bousculades qui ont nécessité l’intervention de CRS. Mais les "débordements" redoutés n’ont pas eu lieu devant les débits de boissons. Les Fêtes de Bayonne ont démarré dans le calme, avec peut-être moins de monde que l’édition précédente.Après le coup d’envois des fêtes, on circulait encore bien dans les rues.Les autorités ont toutefois annoncé un chiffre approximatif de 300 000 participants pour cette première soirée.
Aflux vers les transports
Le président de la commission extra municipale des fêtes, Henri Lauqué, a confirmé ce "calme" revenu, regrettant toutefois un "afflux trop important vers les transports" et salué une ouverture des fêtes réussie et "un encierro ttiki très couru" sur son nouveau parcours.Une usagère du bus a regretté pour sa part "beaucoup d’agressivité dans les bus" et des cafouillages dans l’organisation.La police a procédé durant cette première nuit à une
vingtaine d’interpellations pour des dégradations sur la voie publique. En
dépits de cette présence policière renforcée, avec un dispositif de près de 400
fonctionnaires déployés, quelques scènes de casses sont à déplorer, notamment,
comme l’an passé, entre la rue Marengo et la rue Bourgneuf, autour de la petite
place qui fait face au café des sports.Vitres brisés, store de la boulangerie
arraché, ou petite échoppe de la couturière forcée pour être saccagée et
souillée d’urine. Une quinzaine de bagarres ont également été recensées. De son
côté, la gendarmerie a effectué 550 contrôles d’alcoolémie autour de la ville,
notamment sur le pont de l’Aviron.52 d’entre eux ont été déclarés positifs et 20
permis ont été retirés. Dans un bar de la ville, une serveuse remarque que parmi
les groupes qui s’approchent du comptoir, "il y a souvent une personne qui ne
boit pas d’alcool et c’est presque tout le temps une fille"."Le démarrage s’est
très bien passé et les craintes de débordement à cause d’horaires de fermeture
avancés pour les bars ont été levées" a résumé Henri Lauqué. En revanche, de
nombreux point de vente de sandwiches sont restés ouverts un peu plus tard que
les bars.Pas de quoi s’alarmer pour le président
de la commission des fêtes qui constate qu’il y avait une demande forte à cette heure de la nuit.Pour cette 73e édition placée sous le signe de la lutte contre l’alcoolisation excessive, se sont les mineurs qui ont surtout été montrés du doigt hier par les autorités.L’an passé, près d’un millier d’interpellations ont été effectuées par les forces de l’ordre... Après les jeunes, place aux
aînés
Place aux retraités bayonnais après la journée des
enfants. Le programme officiel des fêtes fait place aujourd’hui comme chaque
année à un solide repas qui réunira près de quatre cent cinquante aînés
bayonnais dans le parc du château de Caradoc. Des animations musicales s’y
succéderont toute la journée. Pour compléter la décoration blanche et rouge de
rigueur, les amatxi confectionnent manuellement des décorations florales en
papier dans les maisons de retraites de la ville. Cette journée de vendredi est
également marquée par le début des Dantzazpi sur la place Montaut, à partir de
19h. Des Danses qui se poursuivront jusqu’à dimanche. Place Paul Bert, pendant
la journée, les courses de vaches battent leur plein jusqu’à demain encore.Voici
quelques élément du programme de la journée :
Dans les rues de la Ville
:
09h Dianas de Gaiteros, Txistulariak et Trikitixak.
10h Matinée "Choco-Yamboun" (chocolat populaire)
organisée par l’association Betisoak (10 rue Gosse).
10h Défilé des Géants de la Cour du Roi Léon portés par
l’association Tipi Tapa à travers les rues de la ville depuis l’association
Betisoak jusqu’à la Mairie.
11h Cavalcade des Géants d’Orai Bat
11h Place de la
Liberté.
Spectacle de Danses Basques avec Leinua Ttiki
12h Réveil du roi Léon (Hôtel de Ville)
Parc du château
Caradoc
de 11h30 à 19h Repas des retraités bayonnais
Apéritif-chorale à 11h45 - Repas à 12h30 Après-midi : goûter animé par le 1er
RPIMA
Place Montaut :
de 12h30 à 14h Swing Fiesta avec Tom Cats
17h Place Paul-Bert. Course de vaches
19h Place Montaut
Dantzazpi
Place des Halles de 19h à 20h Apéritif Concert avec
Malyss
Place de la Liberté de 19h à 20h Apéritif concert avec
Arpège.
Retour en image sur plus de 73 ans de courses de vaches
Faute de taureaux de combat, qui sèment la terreur dans
les rues de Pampelune pendant les fêtes, Bayonne a ses vachettes sur la place
Paul-Bert pour les premiers frissons tauromachiques. Les courses de vaches ont
débuté hier et se poursuivront encore aujourd’hui et demain.Une pratique qui a
ses règles, dans le respect des autres et des bêtes.Une tradition qui remonte
aux débuts des fêtes. Les inconditionnels de ces jeux pourront retrouver de
vieux clichés dans une exposition organisée par l’association Aupa Paquita qui
se tiendra les 14 et 15 août aux Arènes de Bayonne. Il faut dire que
l’association Aupa Paquita vient d’éditer un livre retraçant l’histoire des
courses de vaches à Bayonne, pour partager et pérenniser cet amusement
ancestral. Intitulé Place Saint André, l’arène des Bayonnais, cette édition
soignée est illustrée de clichés drôles et authentiques, des années 30 à nos
jours. Aupa Paquita se bat pour sauvegarder la tradition taurine de la Place
Saint-André. L’ouvrage immerge le lecteur dans ces fêtes avec des photographies
rares. Il est vendu en édition limitée au prix de 25 euros.Pour recevoir le
livre, on peut envoyer dès aujourd’hui un règlement à l’Association :
Aupa Paquita - BP 80755. 64187 Bayonne Cedex.Tél. 06
23 05 06 06.
CHRONIQUE
Un peu de Swing pour accompagner les Mutxiko
Terrasse des Halles, sous le soleil exactement. Ça tape dur. "Ben alors, y a
plus les mutxiko place Montaut ?" lance ce type dans la chaleur de l’après-midi.
L’autre, qui a l’air d’en connaître un rayon, se fâche déjà. "Si, c’est comme
d’habitude, pourquoi ?" "Ben parce qu’y a du jazz maintenant non ?" "Non, ils
sont sur la même place, mais ça ne change rien pour nous. Il faut que les gens
viennent comme avant. Eux ils occupent la place du côté du parking des
voitures". "Oui mais ça ne vous gène pas ?" "Écoute, d’abord le jazz, c’est 7h
d’animations par jour. Il leur fallait un endroit, parce que rue Thiers l’an
dernier ça n’allait pas..." "Oui mais vous avez dû vous serrer ?" "C’est sûr, on
a dû enlever un stand de cidre pour laisser place à un bar, c’est un peu dur.
Mais il leur fallait un resto pour nourrir les 200 musiciens qui vont jouer en
quatre jours. C’est Ospital, d’Hasparren qui s’en occupe. Et ils ont installé
deux bars pour amortir le resto." "Mais c’est une perte pour vous?" "Pour
l’ikastola ça peut être une perte. Mais pour l’instant on joue le jeu. On fera
le bilan à la fin et on espère que les gens viennent comme avant, vendredi
samedi et dimanche." "Mais c’est qui les types de swing fiesta ? Il parait que
la mairie vient de leur donner un local ?" "Oui quai de Lesseps.
Gratuitement.C’était au musée basque avant.Ils en parle aujourd’hui dans
Kutzu.Ils disent que la mairie a fait 10 000 euros de travaux." "Mais pourquoi
on leur laisse un local gratuità eux ?" "Pour répéter". "Avec tous les groupes
qui cherchent un local de répète..." "Et encore, au début, ils voulaient La
poudrière.Tu t’imagines, un local classé, qui sert en plus pour faire des
petites expos.En plus l’acoustique est pas terrible.ça aurait fait une peña de
plusŠ Heureusement qu’ils leur ont pas donné."
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