Le plus gros est fait. Il ne reste plus que la dernière étape pyrénéenne et une fois de plus Lance Armstrong a réussi avec mention son examen de passage, ce qui fait de lui le maître incontestable de ce Tour de France. Sans gagner d’étape mais en assommant un à un ses adversaires, l’Américain est plutôt bien parti pour mettre fin en beauté à une carrière ornée de sept Grandes Boucles consécutives. Le record des records.Désormais, il ne reste plus que les miettes. Le col d’Aubisque, que le peloton attaquera cet après-midi (hors catégorie, 16,5 kilomètres d’ascension à 7%), constituera la dernière chance des grimpeurs. Une ultime opportunité pour briller dans leur domaine de prédilection. La dernière chance également pour les coureurs basques, bien trop discrets depuis le début de la course. Iban Mayo peut-être ? Alors que le tracé frôlera le Pays Basque, et que les routes seront inondées (à nouveau) des maillots orange et autres ikurriña, le leader d’Euskaltel pourrait être tenté de faire son numéro... rien n’est moins sûr. Le cycliste d’Igorre n’a pas donné la sensation de pouvoir faire mieux cette année. Il faut espérer que le reste du peloton basque ait encore des forces pour se montrer aux avant-postes, même si pour l’instant il fait plutôt grise mine : Garate a tenté sa chance à plusieurs reprises sans succès, Landaluze qui avait fait forte impression lors du Dauphiné Libéré ne s’est pas montré, Beloki est aux oubliettes et Iker Flores hérite de la lanterne rouge accordée au dernier du classement. Pas brillant. Seul Zubeldia peut espérer terminer dans les dix premiers du général ce qui, en soit, ne serait pas une si mauvaise opération pour le "second" de la formation Euskaltel-Euskadi.
Quoi qu’il en soit, celle d’aujourd’hui semble être la dernière chance. À partir de demain, même s’il faudra franchir quelques cols de deuxième catégorie, la tranche d’hypothétiques des vainqueurs d’étapes sera beaucoup plus importante, et par conséquent les possibilités des grimpeurs basques beaucoup plus réduites.
Le parcours d’aujourd’hui épouse pour l’essentiel la forme d’une boucle de 180,5 kilomètres en Béarn, à partir de Mourenx.
Le départ est donné devant le vélodrome Eddy Merckx, en hommage à l’ancien champion belge qui avait gagné une étape du Tour 1969 après une très longue échappée. La course passe ensuite le col d’Ichère (3e catégorie) puis attaque Marie Blanque (1ère catégorie), une montée de 9,3 kilomètres à 7,7 % de pente. Elle se dirige ensuite vers l’Aubisque, dernier col hors catégorie de la course, dont le sommet est distant de 72 kilomètres de l’arrivée.
L'ascension se prolonge par le vertigineux balcon du Soulor, au-dessus du vide, avant de mettre le cap vers Nay. Le final qui emprunte la petite côte de Pardiès-Piétat à 19 kilomètres de l’arrivée se conclut au c¦ur de la cité paloise (82000 habitants), l’une des villes les plus visitées par la Grande Boucle (57 fois).
La dernière arrivée date de 2002, quand Patrice Halgand était arrivé en premier sur la place Verdun.
Les 36 coureurs du Tour de France contrôlés hier matin à leur hôtel ont tous été déclarés aptes à poursuivre la course, a-t-on appris auprès des organisateurs. Les prélèvements sanguins ont concerné cinq équipes (AG2R, Fassa Bortolo, Iles Baléares, Euskaltel et Davitamon). Depuis le début du Tour de France, un seul coureur a été déclaré inapte, le Russe Evgeni Petrov (Lampre), qui n’avait pas été autorisé à prendre le départ de la 10e étape. Les contrôles sanguins de l’Union cycliste internationale (UCI) ont pour but de déceler des paramètres anormaux susceptibles de révéler la prise de substances interdites. Des pierres contre la
télévision espagnole
TVE, la télévision espagnole qui retransmet le Tour de
France cycliste a été l’objet de lancers de pierres par un groupe de supporteurs
dimanche à Pla D’Adet, selon l’agence espagnole EFE. Les supporteurs ont
également essayé de faire descendre du véhicule le conducteur qui "apeuré" a
décidé de "démarrer afin d’éviter des agressions".
Selon Antonio Jimenez, l’un des deux conducteurs du
camion , "ils ont d’abord lancé des verres de vin, en donnant des coups de pied
au véhicule avant de commencer à lancer des pierres".
Les supporteurs "vêtus de maillots orange" toujours
selon Jimenez "se sont placés devant le camion, ils ont renversé quelques
barrières de sécurité et ont brisé le pare-brise. Ils ont ensuite ouvert la
porte en essayant de me faire sortir, c’est alors que j’ai démarré" a-t-il
expliqué.
TVE a porté plainte auprès de la Gendarmerie et a
demandé à être protégée pour la descente du col, à la fin de l’étape.