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Improbables mais vraies
·Le Festival de performances Rencontres improbables débute par une mise en bouche du Garazi Philantropik(e) Orchestra
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Le Festival de performances Rencontres improbables débute aujourd’hui par Le dernier écho, une mise en bouche du Garazi Philantropik(e) Orchestra comme une "mise en espace" des Galeries Lafayette de Bayonne. Dans ce cadre idéal où la création peut dénicher le public au hasard des rayons, les six musiciens ont choisi de donner le ton d’une "escalade sonore" explique Joël Merah, le trompettiste-chanteur-guitariste et sonneur d’objets du groupe.Une performance prise "comme un jeu" où il est question justement de s’éclater dans tous les sens du terme.Chacun va donc s’amuser à s’éparpiller ou se cacher dans le magasin à trois étages.Joël Merah appelle cela une "mise en espace des instruments".Une façon de "disloquer la fanfare" et d’oublier les partitions pour se jouer de la circulation du son.Les six musiciens seront éparpillés comme des snipers dans tout le magasin et composeront avec les sons qui leur parviendront. Voilà pour la stratégie de jeu, inspirée, selon Joël Merah, des antiphonaires du Moyen-âge, quand les choristes se répondaient de tous les coins des cathédrales. Dans un autre templeaujourd’hui, la mise en scène initiale sera semblable et l’enjeu de cette déconstruction sonore sera de rassembler les musiciens, physiquement d’abord, et dans la partition d’une solide fanfare ensuite.On partira donc d’un tableau cubiste pour redessiner le portrait sensible d’une fanfare du Garazi Philantropik(e) Orchestra.Une authentique performance et des rencontres improbables qui attendront tout l’après midi le chaland bayonnais, entre le rayon lingerie et les jouets pour enfants. L’an passé, la première édition des Rencontres improbables avait également choisi d’aller débusquer le grand public où il se trouve en organisant des performances de danseurs dans les vitrines des mêmes Galeries Lafayette, façon mannequins animés. Les plus assidus iront volontairement ce soir au cinéma d’Anglet Oscar Ciné pour profiter de la carte blanche proposée cette année à la réalisatrice Katia Scarton-Kim afin de découvrir son dernier documentaire, Samedi, plus ou moins, présenté au festival de Venise. Dans une maison de retraite du nord de l’Italie, la réalisatrice y tisse un dialogue avec les résidents, dont l’une n’est autre que sa grand-mère.A travers les regards et les silences se dessine en filigrane une réflexion sur la mémoire.Lundi, après le cubisme sonore du Garazi Philantropik(e)
Orchestra, le Royal de Biarritz reprendra le flambeau du festival de
performances en projetant Le Mystère Picasso, primé à Cannes en 1956.Le Mystère
Picasso est un film d’action. Grâce à des toiles semi-transparentes et à des
encres spéciales, le peintre y est littéralement esquivé par son oeuvre "in
progress", travaillant non pas hors champ mais si l’on peut dire, "à l’arrière
champ". La toile remplit bord à bord le cadre du plan, et se superpose à l’écran
de cinéma. L’inventivité d’Henri-Georges Clouzot fait de ce documentaire d’art
un film de suspense, d’aventures, un drame psychologique et un dessin animé. Le
quatre en un qui, en prime, en apprend long comme ça sur le processus de
création. N’est-ce pas le but de ce festival proposé par la Compagnie Lézards
qui bougent.
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