Dopage
Affaire Puerto : l’apogée du dopage sanguin
L’affaire Puerto, dans laquelle l’Italien Ivan Basso est soupçonné d’être impliqué, a mis au jour un réseau de dopage sanguin par transfusion, méthode qui s’est substituée, voire ajoutée à la prise d’EPO depuis le début des années 2000 et la mise au point du dépistage de cette substance. La transfusion n’est pas seulement une alternative à l’érythropoïétine, avec laquelle elle partage l’objectif d’améliorer l’oxygénation du sang grâce à la multiplication de globules rouges. Elle peut également y être associée, comme le prouve la découverte de traces d’EPO dans huit des quelque cent poches de sang congelé trouvées en mai 2006 au cabinet madrilène du Docteur Eufemiano Fuentes, point de départ du scandale Puerto. Jusqu’au test de dépistage mis au point en 2000 par le laboratoire de Châtenay-Malabry, les usagers de l’EPO agissaient en toute impunité, avec des doses importantes et en continu. Ce test a changé la donne, poussant d’un côté les prescripteurs à affiner leur administration d’EPO et, de l’autre, remettant au goût du jour une vieille méthode éprouvée par les Scandinaves dans les années 70 - notamment le Finlandais Lasse Viren, champion olympique des 5000 et 10000 m en 1972 et 1976, "transfusé assumé". L’inscription, en 1986, de "l’administration de sang ou produits sanguins" sur la liste des produits interdits par le Comité international olympique (CIO), puis sur celle de l’Agence mondiale antidopage (AMA) en 2004, n’a pas ralenti le recours aux transfusions, bien au contraire.
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