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Pays Basque

L’Eurorégion Aquitaine-Euskadi présente son “tableau de bord”

 

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20/12/2013

Pierre MAILHARIN

L’Eurorégion Aquitaine-Euskadi, créée fin 2011, a présenté hier à Anglet le “tableau de bord” de son territoire, dixit Alain Rousset. “Il faut manier les statistiques avec prudence, mais on ne peut rien faire sans. On a besoin de chiffres pour évaluer les politiques publiques”, a justifié le président socialiste, entouré des Conseillers régionaux Mathieu Bergé (PS) et Michel Veunac (Modem), et du président de la CCI Pays Basque André Garreta.

Le GECT se matérialise comme un ensemble de 50 000 km2 et de 5,4 millions d’habitants : 3,28 en Aquitaine, 2,12 dans la Communauté autonome basque (CAE). Sa population est en hausse sur 2002-2012 (+6,7 %), portée par l’Aquitaine (+9,8 %). À noter une densité de population supérieure en Euskadi (294 habitants/km2 contre 79 pour l’Aquitaine en 2 012).

Revenus au-dessus de l’UE

En termes de conditions de vie, l’espérance de vie dans l’Eurorégion est supérieure à la moyenne de l’UE (86 ans pour les femmes contre 83 ; 79 pour les hommes contre 77). Le taux de risque de pauvreté est de 11,7 %, l’UE affichant 16,4 %. Le revenu disponible net des ménages par habitants en 2009 (17 886 euros) dépasse celui des Etats français (17 325) et espagnol (14 446). Il s’est accru de 32,6 % de 2000 à 2010.

Du point de vue des transports, détaillés lors de Transfermuga (JPB du 17/12). la longueur du réseau ferré est plus importante en Aquitaine (1 609 km en 2 011) qu’en Euskadi (646), mais c’est sur le périmètre de cette dernière que la hausse a été la plus conséquente de 2001 à 2 011 (+113,9 %), “du fait du Y basque”, a précisé Olga Irastorza de Bihartean, la chambre économique transfrontalière, qui a commenté l’exposé.

Le fret maritime se développe dans la CAE (+11,9 de 2001 à 2 011) mais fléchit en Aquitaine (-7,9 %). A. Rousset l’a entre autres expliqué par le “petit problème social que connaissent les Ports français mais pas les Espagnols”.

Indicateur positif, le nombre d’étudiants progresse dans l’Eurorégion de 2001 à 2 011 (+7,7 %) alors que l’UE en perd (-1,2 %). Le niveau de scolarité supérieure est au-dessus de la moyenne européenne (50,3 % contre 40 %), les jeunes ayant quitté prématurément l’éducation en dessous (10,3 % contre 12,8 %).

Sur le front des dépenses de recherche et développement, celles du GECT sont légèrement inférieures à la moyenne européenne par habitant (507 contre 516 en 2 011), plombées par l’Aquitaine (412) quand Euskadi est à 653. Plus globalement, au plan économique, si le PIB par habitants d’Aquitaine-Euskadi est plus élevé que dans l’UE (26 800 en 2010 contre 24 500), il est tracté par celui de la CAE (32 200 contre 23 281 pour l’aquitaine). L’économie d’Euskadi est davantage orientée vers l’industriel (25,8 % contre 12,3 %). À l’inverse, l’Aquitaine est devant en matière d’activités financières et de service (26,3 % contre 17,3 %). Ce qui fait dire à A. Rousset que les économies des deux Régions sont “complémentaires”.

Sur le marché du travail, si le taux de chômage de la CAE en 2 012 (14,9 %) est supérieur à celui de l’Aquitaine (10 %), il est bien en dessous de celui de l’État espagnol (25 %). L’Eurorégion dans son ensemble est à 12 %, soit 1,6 points de plus que l’UE.

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