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Pays Basque

Bake Bidea et Lokarri organisent un nouveau forum à Bayonne

 

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20/12/2013

Argitxu DUFAU

Le mouvement citoyen Bake Bidea (Le Chemin de la paix, en basque) et Lokarri (réseau citoyen pour l’accord et la consultation) organisent pour la deuxième fois un forum à Bayonne fin février.

L’objectif de ce forum sera de débattre afin d’encourager, développer et mener à bien le processus de paix au Pays Basque. À cette occasion plusieurs experts internationaux feront le déplacement.

L’année a venir sera chargée pour Bake Bidea. “Nous nous donnons une année pour mettre en place une méthode et se structurer. Nous continuerons à émettre notre message dans la société, une société civile plurielle et active”, indique Christophe Desprez, membre de Bake Bidea.

Méthodologie constituée de douze recommandations, se basant sur quatre thématiques, proposées par les rapporteurs internationaux qui se sont appuyés sur plusieurs forums.

Quatre thématiques principales “à résoudre intégralement”. À savoir : la réussite du désarmement et le démantèlement, la réintégration des personnes détenues et exilées, la promotion et la garantie des droits humains et la préservation de la vérité et de la mémoire pour établir des bases d’un vivre ensemble futur. Ces axes eux aussi ont été convenus lors de discussions et d’échanges entre acteurs réunis en forums en faveur du processus de paix.

En 2012, un an après la conférence d’Aiete, un premier forum pour la paix s’était tenu à Bayonne. Il avait permis à des acteurs sociaux et politiques de présenter une Déclaration commune.

En début d’année 2013, d’autres forums pour impulser le processus de paix se sont tenus à Iruñea et Bilbo. Avec une réitération du besoin de stimuler la réflexion au sein de la société civile autour de la nécessité d’un tel processus. Cette méthodologie s’adresse à la société civile qui “est un élément clef dans la résolution du conflit”, assure Anaiz Funosas, membre de Bake Bidea. La volonté de ce mouvement est que la société s’approprie cet outil, discute de tous les points et propose des pas à effectuer. “Cela montera que la société est demandeuse d’un processus de paix intégral aux Etats”, poursuit C. Desprez.

L’obstacle des Etats espagnol et français

Hier, durant la conférence de presse Bake Bidea a tenu a dénoncer l’attitude des Etats français et espagnol. “Malgré les avancées institutionnelles, comme celle de la Cour Européenne des droits de l’Homme et le refus des magistrats belges d’extrader une militante politique basque vers l’Espagne et les avancées de la société civile” l’État Espagnol continuerai à donner des réponses répressives et Paris de coopérer dans ce domaine. Pour Bake Bidea donc, non seulement les deux Etats ne s’engagent pas dans un processus de paix, malgré la conférence d’Aiete, mais ils maintiendraient des réponses offensives.

Comme dans les cas d’Emilie Martin ou de Jokin Aranalde, engagés dans des structures elles-mêmes engagées dans ce processus, d’après Bake Bidea.

“Ces Etats ne peuvent pas faire comme si Aiete n’avait pas eu lieu, ni comme si ETA n’avait pas annoncé la fin définitive de la lutte armée”, poursuit Anaiz Funosas.

Bake Bidea ne veut pas parler de barrage de ces Etats mais d’obstacle. “Un obstacle on peut le contourner, on n’est pas obligé de l’accepter”, soutient A. Funosas.

Bien que les Etats français et espagnol ne semblent pas prêts à s’engager dans un dialogue, Bake Bide compte poursuivre son action “que les Etats soient d’accord ou pas, nous allons continuer, la société civile est la clef”, concluent-ils.

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