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Sports - Rugby

Julien Puricelli : «L’an dernier on avait réussi à débloquer la situation à peu près à cette période»

 

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19/12/2013

Marc DUFRECHE

L’Aviron Bayonnais va débuter la phase retour du championnta par un déplacement à Oyonnax samedi. Comme l’avoue Julien Puricelli, les basque ont un bilan médiocre loin de leur bas lors de la phase aller. Mais le trosième ligne de l’Aviron Bayonnais ne veut pas voir d’urgence en terme de résultat à l’extérieur car cela établirait  selon lui une “pression négative” sur le groupe bayonnais. 

Le contexte des quinze derniers jours a-t-il pesé sur le groupe bayonnais?

Finalement, c’est allé assez vite. L’annonce a été faite pendant la trêve européenne. Il y a eu une petite semaine d’agitation, mais ça s’est vite réglé. On a pu se concentrer d’abord sur le match retour à Viadana et sur le match de samedi contre Oyonnax. Évidemment que c’était troublant. On n’avait aucune information et ça spéculait pas mal. C’était un peu démobilisant. On s’est très vite remis dedans dès que l’annonce de la non-fusion a été faite.

Vous êtes une équipe qui jusqu’ici n’a pas su voyager et vous allez à Oyonnax pour un match couperet?

On voyage très mal oui. Sur nos six déplacements le bilan est qu’on a ramené trois points de bonus défensifs. L’an dernier on avait réussi à débloquer la situation à peu près à cette période. Bien sûr qu’il nous faut une référence à l’extérieur. Oyonnax se présente après on a Perpignan et il y a aussi les matchs à la maison qui vont être difficiles à négocier. C’est le tout pour le tout à chaque match. On doit ramener des points et arrêter cette mauvaise série à l’extérieur.

Est-ce que vous pensez à l’éventualité d’être relégable en cas de défaite à Oyonnax?

Ça fait un petit moment que je suis ici et que je joue au rugby. C’est une situation que j’ai déjà connue dans le passé. Je ne sais pas si ça sert de se dire : “si on perd on est relégable”. Ça rajoute une pression qui ne peut être que négative sur un terrain. Ce sont des situations que malheureusement beaucoup de joueurs ici ont connues. On s’en est sorti à peu près de la même façon tout le temps. Il y a un temps pour tout. Au début il y a un temps pour se lamenter et ensuite il y a un temps pour se remonter les manches et travailler. On sait que la situation comptable ne sera pas bonne si l’on perd ce match, mais ce n’est pas pour ça qu’on sera treizième ou quatorzième à la fin de la saison. Il reste treize matchs et chacun aura la même importance ou il faudra ramener le maximum de points à chaque fois.

Il n’y a donc pas d’urgence de résultat à l’extérieur pour Bayonne?

L’urgence comme je le dis précédemment, c’est précipitation, pression, stress. Pour moi ce n’est pas un terme qui doit être abordé dans un vestiaire surtout si on veut développer quelque chose. J’ai fait un constat lors des saisons ou on a été en difficulté. À partir du premier match perdu à Dauger, il y a eu une pression qui vient de l’extérieur, qui est forcément mauvaise et qui te fait jouer petit. Malheureusement, aujourd’hui en jouant petit on ne peut pas espérer gagner des matchs. On doit vite chasser de notre tête ce genre d’idée d’urgence. On doit garder confiance en ce que l’on fait.

Un autre constat fait à l’extérieur est l’absence de leadership?

Peut-être. On a de toute façon un problème de gestion pendant les matchs puisqu’il y a des matchs ou on est passé très près. Il y a eu des moments clés que l’on n’a pas su gérer. Ce manque de maîtrise nous a couté quelques points.

Oyonnax serait-elle une équipe qui vous conviendrait mieux que Bordeaux?

Peut-être. Quand on est parti à Toulon on s’était préparé à énormément de combats et on avait su se mettre au niveau. Oyonnax a une très bonne conquête avec un jeu d’avant perforant et performant. Ils exploitent aussi très bien les ballons de récupération. Ce sera un mix des deux.

Est ce que ça complique la tâche d’aller jouer là-bas “en hiver avec les ours” comme l’avait dit l’entraîneur Urios?

Il va falloir y aller à plusieurs s’il y a des ours (rire). Bien sûr que c’est un contexte particulier. On a tous joué des matchs par -5°. Ensuite ils jouent dessus comme toutes les équipes jouent à domicile avec leur public. À Toulon il y a une intimidation du public, à Oyonnax aussi le public est très présent derrière son équipe. C’est un petit plus pour eux, car ils sont à domicile et ils savent que les équipes pensent à ce déplacement en termes négatifs comme les conditions météo.

Abordez-vous cette période en pensant au bloc de quatre match à venir?

Oui on pense en terme de quatre rencontres avec Oyonnax, la venue de Toulouse, le déplacement à Perpignan et Clermont à Jean Dauger. Oyonnax est un match important, mais la réception de Toulouse le sera tout autant.

 

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