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Pays Basque

Cadeau empoisonné à Signature Industrie

 

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19/12/2013

Carole SUHAS

C’est avec le coeur lourd que les salariés de Signature Industrie vont fêter Noël. La direction de l’entreprise implantée à Urrugne,  a annoncé ce mardi à ses salariés la mise en oeuvre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui aurait pour conséquence la suppression de 40 postes. Un choc pour les salariés, à la veille de la fermeture inédite de l’usine pour une période de trois semaines. 

Les salariés, amassés hier matin devant les grilles de l’usine Signature à l’appel de la CFDT, ont dénoncé le comportement de la direction et un “cadeau de Noël” empoisonné, avant de rentrer chez eux pour trois semaines. Si les 40 postes concernés, exclusivement ceux du personnel administratif et d’encadrement, ne sont pas tous des licenciements purs, 30 emplois seront néanmoins véritablement menacés, même si la direction, représentée par le directeur du site Jean-Christophe Bajoit, affirme qu’elle “tentera de trouver les meilleurs solutions pour ne laisser personne sur le carreau”.

“Jamais de bon moment”

Critiqué sur la date de l’annonce, particulièrement mal perçue à quelques jours des fêtes de Noël, le directeur du site répond qu’il n’y a “jamais de bon moment pour annoncer ce genre de choses”. Le groupe Signature justifie cette “nécessaire réorganisation” avec la baisse de 8 à 10% de son volume d’activité pour l’année à venir. “Nous sommes dans un environnement économique très concurrentiel, dans lequel 20 acteurs partagent le même marché” explique Jean-Christophe Bajoit. Le groupe Signature, racheté par Vinci en 2008, fait aujourd’hui partie des quatres premières entreprises françaises de fabrication de panneaux signalétiques.

Jean-Louis de Vergara, représentant syndical CFDT à Signature Industrie craint, lui, que cette annonce ne soit qu’une première étape à un plan social de plus grande ampleur, bien que la direction affirme avoir pris cette décision pour “péréniser l’emploi à Urrugne”.

Les salariés s’en sont également pris à la forme que prendra le PSE dont ils regrettent le délai d’exécution trop court, car entrecoupé de 20 jours de fermeture. Ils ont exigé de la direction du site le report au 24 mars de la fin des négociations. “Soit la direction a envie que le PSE se passe au mieux, soit elle révèle ses véritables intentions” assène le délégué syndical.

Jean-Christophe Bajoit, interrogé à ce sujet hier, n’a pas donné d’assurance quant au maintien de cette date, affirmant que les négociations étaient en cours avec les partenaires sociaux.

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