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Culture

En marche vers une éducation à la culture

 

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02/10/2013

Cécile VIGNAU

“L’âge de raison” en 2012, un passage en agglomération en 2013, le projet culturel et artistique initié en 2006 par l’Agglomération Sud Pays Basque s’étoffe, pour irriguer pleinement le territoire, fort de douze communes.

Et cette année, ce sont douze propositions, déclinées en 121 représentations en temps scolaire, 17 tout public. “Ce sont des compagnies que nous avons déjà croisées ou découvertes récemment. Elles ont ce talent en commun de s’exprimer à tous, dès le plus jeune âge”, présente Hélène Bourguignon, responsable du service culture. Avec une esthétique hybride, où différents langages artistiques se côtoient, dans la mouvance des pratiques actuelles.

Quatre axes forts

Des compétences élargies donc pour l’agglomération, qui mise cette saison sur quatre axes forts, à commencer par l’élargissement à un nouveau public sur le temps scolaire. Désormais, l’école primaire n’aura plus la primeur des spectacles, qui ouvre ses portes aux collèges du territoire, en l’occurrence cette année Irandatz à Hendaye et Saint-Thomas-d’Aquin à Saint-Jean-de-Luz. Les résidences de création deviennent l’une des priorités, les partenariats s’affinent, de même que la démarche en faveur de l’éducation artistique et culturelle. Deux points qui vont de pair, dans la mesure où cette année, deux des trois résidences se font en milieu scolaire. À noter également la naissance de l’école Spect’Acteur, initiée par Pantxika Telleria, entre ateliers et accompagnement des spectacles à destination d’un public adulte, “une grille de lecture imaginée pour les spectacles”. Deux réunions d’informations sont prévues à ce sujet les 15 et 17 octobre, respectivement à la Maison des associations à Ascain et au siège de l’agglomération.

Enfin, la structure principalement axée sur le spectacle vivant s’ouvre à la pratique des musiques actuelles, forte d’un partenariat avec Lanetik Egina.

À l’ombre de nos peurs

En résidence d’écriture, Laurance Henry, de la compagnie AK Entrepôt, collabore pour la 4e année consécutive avec l’agglomération. Cette fois, les différents acteurs du projet ont imaginé ensemble un accompagnement sur la création et sur ce que peut être le processus de création. Pour cette nouvelle saison, la scénographe choisit, pour l’heure avec deux écoles du territoire, d’axer son travail sur la peur. Elle se nourrit de la rencontre avec les élèves, de leurs réflexions. “Ces petites peurs du quotidien, des peurs minuscules qui s’effacent, s’estompent, pour en créer de nouvelles.” Laurance Henry propose un regard décalé sur le territoire de nos peurs.

Un cheminement pas à pas vers l’aboutissement du spectacle À l’ombre de nos peurs : en janvier, l’artiste transformera ses productions écrites en construction plastiques, avant un autre temps de démonstration et de rencontre en mai, à Ainhoa.

Par ailleurs, elle imagine des “boîtes à trouille” qui vont venir irriguer le territoire. Elle invite à une participation active : “Nous vous demandons à vous, acteurs, de les remplir. Une peur qui vous taraude depuis tout petit, par un dessin, un mot, un texte.”

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