RSS
Hasiera > Paperezkoa > Culture

Culture

“Une passerelle entre la notion d’archiviste et l’activité artistique”

 

p011_ph01.jpg

13/06/2013

Cécile VIGNAU

L’exposition est en place depuis le mois d’avril. “Mémoires vives”, c’est l’art contemporain qui vient pallier l’image parfois poussiéreuse que l’on pourrait se faire – pourtant à tort – d’un centre d’archives. En partenariat avec le Frac Aquitaine (Fonds régional d’art contemporain), “Mémoires vives” investit donc le Pôle d’archives de Bayonne et du Pays Basque jusqu’au 12 juillet prochain. L’artiste Philippe Bazin sera quant à lui présent le vendredi 14 juin pour parler de son travail WK.

“Nous essayons avec ce projet de proposer une passerelle entre la notion d’archiviste et l’idée artistique”, développe Sébastien Soulier, responsable du pôle médiation culturelle et accès aux documents. Dix œuvres, dont cinq inédites, s’appuient sur la notion d’archive, entendue ici dans son sens le plus large, de la mémoire à l’inventaire en passant par l’enregistrement d’un instant donné, inévitablement éphémère.

“Hommage aux anonymes”

L’œuvre de Philippe Bazin se veut à ce propos la seule proposant un accompagnement sonore. Un habillage sonore construit à partir d’un live de Woodstock. Mais loin des envolées rock’n’roll de Janis Joplin, Joe Cocker, Santana ou encore Jimi Hendrix, Philippe Bazin laisse la parole aux anonymes. Ces anonymes qui ont fait le festival et que l’on entend entre les morceaux que compose le live. Une bande-son “d’ambiance” qui vient se poser sur un diaporama, 246 visages repris un par un d’une pochette d’un vieux vinyle de Woodstock. “On trouve dans WK cette volonté de rendre hommage aux anonymes. Cela nous a interpellés dans le sens où nous faisons face aux mêmes problématiques. Quels documents devons-nous mettre en lumière ou pas ?”, étaye Sébastien Soulier. Qui plus est, l’une des missions du pôle d’archives consiste au collectage d’archives audio : “Nous sommes en pleine campagne. Les archives ne se résument pas à des papiers classés dans des boîtes. De fait, cette connexion apparaît pertinente”, ajoute le responsable du pôle médiation.

Ce vendredi à 16 heures, WK sera abordé à travers le prisme de trois entités. En premier lieu, celle de son créateur. En effet, l’œuvre du photographe Philippe Bazin vise notamment à intégrer l’anonyme, l’autre, celui que l’on oublie. En découle une obsession pour les visages en gros plan. En second lieu, la structure interviendra par rapport à son interprétation de l’œuvre en tant qu’archiviste. Enfin, une troisième voix est attendue, celle du public, autour de cette thématique de l’anonymat et de la mémoire collective.

inprimatu