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Stéphane Susperregui champion du monde

 

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11/06/2013

Marc DUFRECHE

Stéphane “Ippo” Susperregui (29 ans) a de nouveau frappé fort en remportant samedi un nouveau titre de champion du monde de K1. Exactement deux coups de genou au foie qui ont contraint l’Espagnol Loren Javier Jorge à l’abandon dès l’entame du deuxième round sur le ring de Troyes (Aube).

Après avoir gagné le titre mondial dans la catégorie 95 kg de la fédération Internationale WKA (World Kickboxing Association) l’an dernier face à un autre Espagnol, Frank Muñoz, cette fois, le Luzien est revenu au Pays Basque avec la ceinture mondiale 95 kg de la fédération internationale WKN (World Kickboxing Network). Stéphane Susperregui avait déjà été vice-champion du monde WKN après un très bon combat en Australie contre Nathan “Carnage” Corbett.

Le monde du kickboxing est difficile à cerner avec un minimum de 13 fédérations internationales après un rapide comptage sur Internet. Dans cette jungle sportive, “la WKN et la WKA font partie des fédérations internationales les plus importantes”, indique Fred Rado, l’entraîneur de Stéphane “Ippo” Susperregui.

Avec les pros de Glory

Au Pays Basque, les sports de combat n’ont pas grande notoriété et le Basque souffre évidemment d’un manque de reconnaissance au regard de son niveau. Malgré des difficultés de moyens, il fait régulièrement parler de lui sur la planète kickboxing où sa réputation de combattant rapide pour son poids et technique n’est plus à faire. La ligue professionnelle Glory ne s’y est pas trompée pour avoir intégré dernièrement Stéphane Susperregui à la liste de ses kickboxeurs. “Il a signé un contrat sur le Glory Tour. C’est la plus grosse organisation du moment avec une diffusion sur près de 200 télévisions dans le monde”, précise Fred Rado.

S’il va affronter de véritables professionnels, faute de soutiens financiers locaux, Stéphane Susperregui ne peut pas se consacrer entièrement à son sport et doit partager son temps entre le magasin informatique de Saint-Jean-de-Luz où il travaille et le Dragon Stadium du club Fast à Anglet où il s’entraîne.

Le Fast 64 demande des subventions

Fred Rado, responsable du club Fast 64 d’Anglet, a profité du titre mondial remporté par Stéphane Susperregui pour rappeler les difficultés de son club pour obtenir des subventions de la municipalité angloye “à la hauteur du travail effectué”. “On compte 400 adhérents maintenant et nous sommes toujours l’association sportive avec la plus petite subvention : 300 euros par an. Ça fait trois ans qu’ils nous promettent que ça va s’arranger, mais rien ne change”, explique Fred Rado.

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