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Passion Roller hockey

 

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07/06/2013

Marc DUFRECHE

Quelle raison a poussé Marie Ravix à quitter Montpellier pour rejoindre à 17 ans Anglet ? Quelle folie fait faire des milliers de kilomètres toute l’année à Aude Greil entre son domicile, à Clermont, et Anglet ? L’amour, l’argent, la douceur du Pays Basque… Non ! Le roller hockey.

Des rollers, une crosse, et voilà le regard de ces filles qui s’illumine. La capitaine des Artzak, Marie Ravix, a découvert ce sport à l’âge de onze ans du côté de Vic-la-Gardiole, entre Sète et Montpellier. “C’est un virus qui ne part pas”, raconte-t-elle. Tout simplement “un sport génial”, pour Marina Fagoaga, l’une des quatre internationales de l’équipe.

Et elles sont de plus en plus à rejoindre le groupe des Artzak, obligeant l’entraîneur, Jeff Ladonne, à “faire des choix” au moment des matchs car “toutes ne peuvent pas jouer”. Ce sera encore le cas pour cette finale où un nombre maximum de 17 joueuses est autorisé à figurer sur la feuille de match.

À la base, il y a bien évidemment les historiques comme la capitaine, au club depuis sept saisons. Les dernières arrivées dans le groupe sont notamment passées par la section loisirs mise en place le dimanche matin par la gardienne de l’équipe, Camille Pineau. Un lieu où les nouvelles apprennent les rudiments de la pratique avant de s’orienter vers la compétition si l’envie se fait sentir.

Elles viennent de loin

Il existe aussi les “délocalisés”. Des filles de bon niveau qui habitent Clermont, Tarbes, Gasteiz ou encore la Belgique et qui jouent avec les Artzak. “Il y a peu d’équipes féminines de haut niveau et où l’encadrement est bon. Ici, elles progressent, elles s’amusent. Dans le cas des sœurs Abrisketa, il n’y a même pas de club à Vitoria-Gasteiz”, explique Marina Fagoaga. Ainsi, ce week-end, en plus des deux filles venues d’Araba, trois joueuses vont rejoindre La Teste seules pour disputer cette finale du Championnat de France. Aude Greil arrivera de Clermont, Eléonore Milley de Tarbes, Virginie Schneider de Belgique.

Toutes à leurs frais, car le club a très peu de moyen. Au point même de demander à celles qui partent d’Anglet une participation de 20 euros pour chaque déplacement. “Vous n’allez pas marquer ça ? Ça va faire fuir des filles qui voudraient venir jouer”, demande Jeff Ladonne. Si justement. Cela montre à quel point la passion et le plaisir les animent. “C’est un jeu complet avec de la glisse, de la technique, de la coordination. On sort ici des sports classiques. On aime cette singularité”, témoigne Marina Fagoaga pour le côté sportif.

La famille et le maillot

L’enthousiasme angloy vient également de ce club des Artzak. Un terme vient instinctivement à la bouche dès qu’on leur demande pourquoi les Artzak : “Une famille.” “Ce club est spécial. C’est très convivial. Les dirigeants et tous les membres sont des gens généreux. On est bien en leur compagnie”, détaille Marina Fagoaga.

Le maillot des Artzak aux couleurs du Pays Basque floqué d’un ours rugissant est le symbole de cet esprit. Le revêtir est un “honneur” pour ses filles, tout comme pour les garçons de l’élite qui sous ce dernier ont cumulé les titres ces dernières saisons.

Marie, Marina, Camille, Vanessa… ont pour l’instant un palmarès vierge en un peu plus de dix ans d’existence. Mais elles sont toujours dans les quatre premières. Cette saison, elles ont dû s’incliner en finale de la Coupe de France contre Ris-Orangis, les favorites également du Championnat.

“L’envie”, “le désir”, “l’ambition” de décrocher enfin un titre accompagnent les Basques pour cette finale à quatre. Les Artzak ont terminé troisièmes de la saison régulière et affronteront en demi-finale samedi les deuxièmes, Grenoble. L’autre affiche opposera Ris-Orangis à Bordeaux. Les filles venues des Alpes représentent déjà un sacré défi pour les Artzak. “C’est une équipe contre laquelle on a toujours du mal à jouer. Elles nous ont battues lors de nos deux dernières confrontations”, rappelle Marie Ravix.

Marina Fagoaga connaît très bien cet adversaire, puisqu’elle fut deux fois championne de France avec les filles des Alpes : “Elles ont la rage de vaincre. Elles savent ce que c’est que gagner. Si Ris-Orangis est une équipe d’individualités capable de marquer à tout moment, Grenoble est une équipe avec un beau collectif.”

 

Coupe du monde vétérans de roller Hockey à Anglet

Depuis jeudi et jusqu’à dimanche, la salle du Pignada d’Anglet est le lieu de la Coupe du monde Masters de roller hockey. À Anglet, c’est la quatrième édition de cette compétition qui se déroule sur invitation pour des équipes représentant leurs pays et constituées de joueurs de plus de 38 ans. L’équipe de France dans laquelle figure le gardien des Artzak Anglet, Romuald Huot-Marchand, est la tenante du titre après sa victoire l’an dernier en Italie. Cette année, au rendez-vous des “vieilles crosses”, se trouvent l’Italie, l’Angleterre, l’Australie, la République tchèque et la Slovaquie. Toutes les équipes se rencontrent lors de cette Coupe du monde. À l’issue de cette phase de poule, les quatre premiers se qualifient pour les demi-finales.

Les Artzak sur tous les fronts

Les garçons qui évoluent dans le championnat Élite ont terminé la saison vice-champions de France. C’est à Paris, face aux Corsaires, que les Artzak ont perdu un titre qu’ils avaient remporté lors des quatre dernières saisons. Mais la délégation angloye n’est pas repartie les mains vides de son week-end parisien la semaine dernière. Les benjamins du club ont en effet remporté le titre de champion de France pour la deuxième année consécutive. Outre les filles des Artzak qui peuvent rapporter un trophée de plus cette saison, ce week-end, les poussins et les minimes peuvent en faire de même puisque ces deux équipes vont disputer les finales du Championnat de France de leurs catégories. Pour les poussins, cela se passera à Tours ; pour les minimes, à Reims.

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