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Culture

“Effet miroir” : 200 jeunes racontent leur musée

 

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07/06/2013

Cécile VIGNAU

Ils sont entre 10 et 30 ans, et tous ont quelque chose à dire. Le Musée basque et de l’histoire de Bayonne, l’Institut culturel basque, Cécile Julien – porteuse du projet –, leur ont offert l’occasion de s’exprimer à travers l’art. Le résultat, c’est l’exposition participative “Effet miroir”, qui investit le musée jusqu’au 29 septembre.

“Effet miroir”, parce que ces jeunes, chacun avec leur parcours, entre musique, menuiserie, agriculture, arts plastiques, audiovisuel, aménagement paysager, ont réfléchi à leur “musée idéal”. D’abord par le biais de plusieurs ateliers avec les artistes Christiane Giraud, JR, Bill Viola, comme en se situant par rapport à leur découverte du musée et leur vision de la culture basque. Le tout avec “leurs codes et leurs regards”, précise J.-R. Etchegaray, président du Musée basque.

Une exposition “éclatée” qui affiche le parti pris de s’intégrer aux collections permanentes du musée et qui se dévoile au fil de ses différentes salles thématiques : “Les élèves ont eu libre cours quant au parcours de l’exposition”, développe Cécile Julien.  Initiatives groupées, individuelles, films, travail autour des villages, collecte de sons, cartes réinterprétées, toiles… Autant de travaux et installations qui réinterprètent des thématiques ou pièces bien particulières du musée.

L’annonce mortuaire aux abeilles

“Salut chères abeilles, salut noble reine, triste nouvelle pour vous, votre patron est décédé. Dorénavant, c’est à vous qu’incomberont vos soins, et pour vous la cire que vous devez au défunt.” Paul est étudiant en deuxième année à l’ESA des Rocailles. Originaire d’Ariège, le projet lui donne la possibilité de s’intéresser à la culture et à la tradition basque : “Je suis arrivé ici l’an passé, et je n’ai pas forcément de lien direct avec la culture basque.” Kaputxa, ruche, cire de deuils… Il propose une installation autour de la tradition du deuil, encore très forte jusqu’au siècle dernier, en particulier dans la société rurale. “J’ai choisi de travailler sur l’annonce aux abeilles. Autrefois, à la mort du maître de maison, la coutume voulait que l’on réveille les abeilles pour leur en faire l’annonce.” Paul en livre ici sa vision bien personnelle.

Violaine, elle, choisit de réinterpréter le costume de grenadier, ces soldats d’élite de l’armée napoléonienne. Un choix effectué après des recherches autour du siège de Donostia en 1813. Pour l’inauguration ce samedi, elle déambulera en costume dans le musée, où des photos seront prises. Elles seront ensuite exposées au côté du costume, en versions féminin, au sein de l’établissement.

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