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Sports - Rugby

Ça bouge chez les entraîneurs

27/04/2013

Que ce soit au St-Jean-de-Luz Olympique (Fédérale 1), ou au Stade Hendayais et l’Anglet Olympique (Fédérale 2), de nouveaux entraîneurs débarqueront à l’intersaison.

Beñat Daguerre au SJLO

Jean-Louis Luneau, l’entraîneur des avants et directeur sportif, s’en va. De sources proches du club, son successeur s’appellera Beñat Daguerre. L’Azkaindar, ancien trois-quart centre du Biarritz Olympique qui fut également entraîneur du SJLO il y a quelques années, est attendu comme manageur et devrait être épaulé par un ou deux entraîneurs. Ca bouge aussi en coulissse à Saint Jean de Luz avec ce qui n’est qu’un bruit aujourd’hui : l’arrivée d’un généreux mécène responsable d’une grande compagnie d’assurance. “Il s’agit de quelqu’un qui s’implique dans le projet du club et qui nous fait juste profiter de son réseau”, recadre Francis Larroucau, le président du club luzien.

Yannick Lamour à Hendaye ?

“Nous ne sommes pas reconduits après deux saisons. Nous avions un contrat moral qui portait sur trois saisons. On aurait eu envie de faire cette troisième année.” Philippe Feuillade et Régis Castetbon ont fait part cette semaine de leur déception de ne pas être reconduits pour une troisième saison à Ondarraitz. Yannick Lamour, qui fut joueur à Hendaye avant d’entraîner Tyrosse depuis deux saisons, a les faveurs des dirigeants hendayais.

Du lourd à Anglet ?

L’Anglet Olympique est le club qui alimente le plus les discussions du milieu. Arrivée des joueurs Pepito Elhorga, Rob Linde et de l’entraîneur Mathieu Lièvremont, Bernard Lataste le président angloy a fait vendredi un point sur la situation : “Les entraîneurs changent et on va rapidement connaître les nouveaux. Lièvremont, c’est non. Fauqué, on est en contact et il a envie de revenir dans le coin. À Anglet ou ailleurs ? Linde, ça fait six mois qu’il dit qu’il veut venir jouer à Anglet, mais je n’ai pas plus de nouvelles. Pepito Elhorga, oui, il intégrera le club d’Anglet.”

Botha-Rossouw, les Bushmen à la conquête de l’Europe

Les deux colosses sud-africains Bakkies Botha et Danie Rossouw seront enfin réunis sous les couleurs de Toulon dimanche lors de la demi-finale de Coupe d’Europe face aux Saracens, nouvelle étape de leur aventure commune débutée dès leur enfance dans le bush sud-africain.

Pour la première fois de la saison, les deux hommes disputeront un match sous le même maillot du RCT. Une ennuyeuse fracture d’un orteil contractée par Rossouw lors de sa première et unique sortie à Bayonne, le 23 mars dernier, avait jusqu’alors empêché leur association.

“Je suis très heureux pour lui car il était très frustré d’être blessé. C’est super-excitant de jouer ensemble ! Pour moi, Danie est un joueur de classe mondiale et l’un des plus forts balle en main que je connaisse.” L’hommage est signé Bakkies Botha. L’ami de toujours.

Les deux hommes se sont rencontrés dès l’enfance, à respectivement six et sept ans. Sur un terrain de rugby, du côté de White River dans la province de Mpumalanga, en plein bush, à deux pas du parc Kruger, l’une des plus grandes réserves animalières du monde. “En Afrique du Sud, on naît avec un ballon de rugby entre les mains”, sourit Danie Rossouw. “Quand on a commencé le rugby, moi je jouais demi de mêlée et lui demi d’ouverture”, se souvient Bakkies Botha, qui a par la suite évolué à l’arrière puis en troisième ligne avant de se fixer dans la cage.

Colosses inséparables

Les routes des deux jeunes hommes se séparent au moment d’entrer au lycée. À 17 ans, le jeune Danie Rossouw joue encore demi d’ouverture, mais sa soudaine croissance le pousse l’année d’après vers le poste de numéro huit. Plus près de son Bakkies qu’il retrouve du côté de Pretoria, au sein de la franchise des Blue Bulls, théâtre de leur envol rugbystique.

Ensemble, ils gagneront des titres à la pelle, dont trois Super 14 et la Coupe du monde 2007 en France. En 2011, quatre ans après leur dernière Coupe du monde, les deux hommes prennent des trajectoires différentes. Rossouw s’exile au Japon tandis que Botha rejoint le RCT qui lui faisait les yeux doux depuis trois ans.

Aujourd’hui à nouveau réunis sous le même maillot, les deux colosses savourent. “On a grandi ensemble et on est encore ensemble aujourd’hui. C’est incroyable ! Peut-être qu’on finira notre carrière tous les deux ici à Toulon”, souffle Botha. “Je bénis le fait de pouvoir continuer à jouer au rugby car beaucoup de joueurs ont commencé leur carrière après nous et ont dû arrêter à cause de blessures. Nous, on a la chance d’être encore là et de pratiquer le jeu que nous aimons. C’est énorme de vivre ce nouveau challenge ensemble”.

Retour programmé dans le bush

Un vrai couple d’inséparables qui cumulent pas moins de 235 kg (2,02 m et 118 kg pour Botha, 1,96 m et 117 kg pour Rossouw). Une fois les crampons remisés, les deux géants regagneront leur bush natal, les grands espaces, la vie sauvage, la chasse… Autant de passions communes. “C’est ce qui me manque le plus en vivant en France. Le jour où je termine ma carrière, je retournerai chez moi car j’aimerais être impliqué dans la lutte contre le braconnage. J’aime la nature et les animaux et je pense que Dieu m’a fait naître en Afrique du Sud pour les défendre”, avance Bakkies Botha. Danie Rossouw acquiesce. Une nouvelle vie les attend. Mais pas l’un sans l’autre.

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