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Pays Basque

Télécentre : pour travailler ensemble de n’importe où

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09/04/2013

Pierre MAILHARIN

Magali Chechin est une télétravailleuse adepte du coworking. Besoin d’une traduction ? Let’s go : la jeune femme, commerciale pour une société agenaise, n’officie pas dans le Lot-et-Garonne, mais depuis un lieu extérieur à son entreprise – la définition du télétravail – comme le lui permettent les nouvelles technologies.

“Il y a trois ans, j’ai rejoint mon compagnon à Bayonne. J’ai commencé par travailler chez moi”, retrace-t-elle. C’était avant de découvrir le concept du télécentre (ou espace de coworking, de télétravail en commun), thème des 4es Rencontres numériques cette semaine (cf. ci-dessous). Le seul spécimen du Pays Basque Nord, lancé à titre expérimental en juillet 2012, est situé au pavillon Izarbel de la technopole à Bidart, dans les locaux de l’association organisatrice Antic.

“Il y avait une demande pour un lieu qui accueille convenablement les télétravailleurs”, justifie Annick Dalmagne, directrice d’Antic, à l’origine de cet avènement avec l’association Coworking Pays Basque. M. Chechin, elle, est ravie du résultat : “Le télécentre me permet de sortir de chez moi pour aller travailler, sans associer mon appartement au travail. Il a aussi un côté social, puisque, au lieu de rester isolée chez moi, je me retrouve avec d’autres professionnels.”

Concept venu des États-Unis, le coworking est censé permettre de réduire les déplacements et d’améliorer la vie des salariés. Il constituerait également un outil de développement territorial : “Cela peut permettre de créer de l’activité, par exemple au Pays Basque intérieur”, avance A. Dalmagne. “Avoir un télécentre dans une commune peut attirer des entreprises, ou des futurs habitants.”

Pour le télétravailleur, la mise à disposition d’un tel espace, avec bureau, Internet et téléphone, a un coût : 4 euros la demi-journée pour le télécentre de l’Antic. “Cela me revient 120 euros/mois, ce qui est beaucoup moins cher qu’un bureau en location”, assure M. Chechin. Une quarantaine de télétravailleurs sont venus depuis juillet 2012. La demande supplémentaire est à ce jour difficile à quantifier. La région Aquitaine a lancé une enquête sur le sujet.

Formations, témoignages et débats

Créée en 1999 et financée par l’Agglomération côte basque-Adour, l’association Antic Pays Basque (Agence des nouvelles technologies de l’information et de la communication), propose depuis quatre ans les Rencontres numériques. L’édition 2013, qui a débuté lundi et se tient jusqu’à vendredi au pavillon Izarbel de la technopole de Bidart, est dédiée au “coworking”. Organisée avec l’association Coworking Pays Basque, elle s’adresse aux élus et agents de collectivités territoriales, aux chefs d’entreprises, télétravailleurs, indépendants ou prestataires TIC susceptibles de “coworker”.

Une formation destinée aux premiers a été dispensée hier en ouverture. Ce mardi, un atelier pour les indépendants, TPE et télétravailleurs se déroulera toute la journée (9 à 12 h 00/ 13 h 30 à 16 h 30). Mercredi, différentes initiatives du Sud-Ouest seront présentées (9 à 12 h 00). Jeudi, un petit-déjeuner thématique est prévu sur “la sécurisation des données de l’entreprise” (9 à 11 h 00) puis une présentation de Coworking Pays Basque (11 à 12 h 00). Vendredi, un “BarCamp” (réunion participative) autour du thème “Coworking et télétravail : quels impacts ?”, conclura les Rencontres (9 à 12 h 00).

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