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Pays Basque

Nouveau parloir annulé à la prison de Villefranche-sur-Saône

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21/12/2012

Antton ROUGET

Ce n’est pas un mauvais rêve. Seulement, la triste réalité de la maison d’arrêt de Villefranche-sur-Saône. Alors que les familles de prisonniers basques incarcérés dans l’établissement ont, à plusieurs reprises, dénoncé les conditions de détention, une visite aurait de nouveau été annulée. Pour la cinquième fois en six mois.

C’est en tout cas ce qu’indiquent dans un courrier les proches de Julen Mujika, Ruben Rivero et Ibon Goieaskoetxea : “Il y a une dizaine de jours, encore une fois, le portique de la prison de Villefranche-sur-Saône a sonné et une amie d’Ibon Goieaskoetxea s’est vue refuser la visite.” Le “portique” en question – qui avait déjà mis le feu aux poudres en juin dernier – fonctionnerait de “façon arbitraire”, selon les familles de prisonniers.

Cette fois encore, ces dernières sont catégoriques : la personne qui s’est vue refuser le parloir “était entrée la veille habillée exactement de la même manière”.

L’été dernier déjà, les familles avaient dénoncé une pratique contraire à la loi : “Le Code pénal dit que si le portique sonne, on doit passer le détecteur de métaux pour savoir ce qui le fait sonner” (cf. édition du JPB du 06/07/2012).

Avec ce nouveau refus d’entrer dans la prison, les familles rappellent que leur “droit de visite [est] régulièrement remis en cause”. Et ce, alors que “nous faisons chaque semaine au minimum 1 600 km pour rendre visite à nos proches. En plus de l’angoisse et de la fatigue que provoque ce long voyage, de l’énorme coût financier qu’il suppose, de la crainte de ne pas arriver à l’heure, il nous faut ajouter la peur d’être refoulés à l’entrée de la prison”. Contactée par téléphone, la direction de la prison n’a pas souhaité réagir.

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