RSS
Index > Edition papier > Pays Basque

Pays Basque

Immobilier : baisse des prix de 5% au Pays Basque

p006_ph02.jpg

23/11/2012

P. M.

Le marché de l’immobilier est en baisse globale sur l’ensemble du Pays Basque nord. C’est André Lacabe, président de la Chambre syndicale FNAIM (Fédération nationale de l’immobilier), qui l’assure : “En nombre de transactions, la baisse est de l’ordre de 10 % depuis le début de l’année 2012. En terme de prix de vente, on est en moyenne à moins 5 %”.

Cette tendance générale masquerait toutefois quelques disparités. “Deux niches se tiennent très bien”, développe André Lacabe. Pas trop compliqué de deviner lesquelles.“Saint-Jean-de-Luz, centre-ville et front de mer, place Louis XIV, rue Gambetta, et Biarritz centre-ville et front de mer”, énonce le spécialiste local de l’immobilier.

À l’inverse, certaines zones “souffrent beaucoup plus que d’autres”. Hendaye ferait partie des communes les plus en difficultés : “La baisse en prix y est de l’ordre de 10 %”, dévoile M. Lacabe. “C’est lié pour l’essentiel à la crise économique espagnole. Le marché hendayais est très porté par les Espagnols. Du coup, il y a moins d’acquisitions qui se font et les reventes sont à la baisse”.

Baisse à Mauléon et St-Palais

L’autre secteur considéré en souffrance par les acteurs de l’immobilier est “le Pays Basque intérieur, vers la Soule, de Saint Palais à Mauléon”. Les prix y auraient chuté “d’au moins 10 % en 2012”. Saint-Jean-Pied-de-Port s’en sortirait “un peu mieux” avec une diminution d’environ 5 %.

Au-delà du cas hendayais, spécifique, ce marché immobilier globalement à la baisse en Pays Basque nord serait imputable à trois facteurs. Premier d’entre eux, le récent changement de gouvernement : “La situation politique en France est pleine d’inconnue pour l’avenir”, résume le président de la FNAIM Pays Basque.

Autre élément : “l’augmentation de la plus-value immobilière fin 2011”. Elle se serait traduite du côté des détenteurs de biens immobiliers par “un empressement à vendre en 2011 avant que le nouveau régime n’entre en vigueur”.

Une troisième raison est mise en avant par André Lacabe : “Il s’agit des banques, qui constituent un frein important. Elles tiennent des discours très positifs en disant qu’elles vont accorder des crédits, mais la réalité, c’est que l’apport personnel demandé est de 20 à 30 %, avec des garanties que plus personne ne peut apporter aujourd’hui”.

inprimatu