Sports - Pelote
“Le projet d’intégration sociale est primordial ”

31/10/2012
Marc DUFRECHE
Le frontball est né à Anglet et y revient invariablement depuis afin de montrer ses champions et donner des nouvelles de son évolution. En cette année 2012, le frontball a connu beaucoup d’événements qui n’ont pas de liens avec la compétition car comme l’indique Jean-Michel Idiart, l’un des créateurs de ce sport de balle : “le projet d’intégration sociale est primordial ”.
Il y a d’abord eu ce voyage en Palestine au camp d’Al Fawar où Jean-Michel Idiart et la déléguation venue du Pays Basque ont réussi en quelques mois à faire aménager un terrain de frontball dans le gymnase du camp de réfugiés, d’y organiser une journée promotionnelle et d’y installer sur place un éducateur en charge de l’animation frontball. Dans un coin de sa tête, Jean-Michel Idiart rêvait de voir un jour des petits Palestiniens venir du côté du Pays Basque grâce au frontball. Il n’aura pas attendu bien longtemps, puisque l’année même ou le terrain fut inauguré au camp d’Al Fawar, deux adolescents palestiniens ont fait le voyage pour s’affronter dans une partie de démonstration samedi à l’occasion du tournoi à El Hogar. “Je viens de les récupérer à la gare de Bayonne, rapportait hier Jean-Michel Idiart. On a pu les faire venir grâce au consulat de France là-bas. Ils ont eu les visas au dernier moment mais ils sont là et c’est super. Il faut savoir que c’est très difficile de sortir d’un camp de réfugiés en Palestine”. Parce qu’ils n’ont pas le droit de fouler le sol israélien, Ahamed Sarahna (14 ans) et Moussa Alsarahana (15 ans) n’ont pu passer par Tel-Aviv et ont fait un crochet par la Jordanie pour venir via Paris jusqu’à Anglet.
L’initiative réussie du camp d’Al Fawar n’est pas la seule à but social du projet frontball. Dans son désir d’investir les lieux ou beaucoup ne vont plus et ainsi permettre aux plus jeunes d’avoir une activité les sortant d’un quotidien difficile , le frontball est aujourd’hui présent dans des quartiers de Mexico et de Barcelone. Il y a maintenant dans les cartons pour 2013 “Menoza (Argentine), Oujda (Maroc) et Marseille” liste Jean-Michel Idiart.
Outre cette avancée sur le terrain social, le frontball a également axé cette année 2012 comme l’an un du frontball au féminin. “On veut vraiment la développer et nous avons fait une pelote spéciale un peu plus légère et un peu plus douce. Je pense qu’elle est plus accessible”. Anglet sera le deuxième tournoi féminin de l’histoire du frontball après celui de Brooklyn il y a quelques mois. Les finalistes américaines seront présentes au tournoi. Maritxu Housset et Amaiaie Etchelecu, bien connu des pelotazales du nord complètent ce plateau féminin avec les sudistes Amaia Apaistegui et Itsaso Pradera.







