Culture
Quand Donostia sème la terreur autour d’elle...

20/10/2012
Cécile VIGNAU
Que les amateurs de cinéma d’horreur et fantastique se rassurent, la XXIII e édition du festival du dit-nom revient à Donostia du 27 octobre au 2 novembre prochain. Avec une programmation pour le moins musclée au Théâtre Victoria Eugenia... Plus besoin d’attendre des heures tardives pour se délecter et frissonner.
Avec toujours trois sections en compétition, à savoir les longs-métrages, les courts-métrages et les courts-métrages réalisés sur le territoire espagnol. Parmi les 22 longs-métrages, Insensibles de Juan Carlos Medina. Pour cette première œuvre, le réalisateur castillan plonge le spectateur dans l’univers médical. Un neuro-chirurgien part en quête de ses parents biologiques pour des raisons de survie, il se trouvera dans ses recherches face aux méandres sanglants de la guerre civile espagnole et de la seconde guerre mondiale. Un long-métrage qui interpelle de part le traitement conféré à l’histoire, un thème souvent peu abordé dans les films d’horreur.
Que le chaland ne se sente pas trop rassuré, le festival démarre le 27 octobre mais les activités parallèles viendront à lui dès le 23, avec les actions de 'Nekrogune. “Nous voulons recréer une ambiance au sein de toute la ville” a déclaré lors de la conférence de presse Joxemi Beltran, responsable du cinéma pour Donostia Kultura. Jeux de piste, ateliers de maquillage, défilé de vampires... les amateurs du genre seront conquis. Pour la programmation, consulter le site www.donostiakultura.com/terror.
Jugueteria de Santiago Lorenzo
Parmi les quatre expositions proposées durant le festival, un focus est mis autour de l’œuvre de Santiago Lorenzo. L’artiste de Portugalete propose à la médiathèque de Donostia Jugueteria, une exposition dédiée à son œuvre plastique. Les différentes pièces offrent un mélange de minutiosité et de folie, une millimétrique exactitude qui peut mener au chaos. Autant d’objets à l’encontre des règles de la logique, paradoxalement composées d’une perfection maniaque. Le résultat est là, subjuguant, et les œuvres rient de la physique et du sens commun. Un paradoxe pour une impression qui peut avoisiner l’effroi, tout du moins le dérangeant... Santiago Lorenzo participe donc à ce festival aujourd’hui en tant que plasticien, mais l’artiste est communément connu et reconnu pour son œuvre cinématographique et littéraire. On lui doit entre autres le court-métrage Caracol, col, col, Goya du court-métrage d’animation.
Les planches de bande dessinée du jeune donostiar Santiago Valenzuela seront quant à elles sur les murs des cinémas Principe.







