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Pays Basque

Collectivité : G. Labazée contourne la question

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20/10/2012

Goizeder TABERNA

Par le passé le sénateur et président du Conseil général Georges Labazée s’opposait fermement à la création d’un département Pays Basque. Depuis, il a voyagé… Dans le cadre de la rédaction du rapport sur “Les partenariats entre l’Etat et les collectivités territoriales”, il a vu de près les expériences corses et alsaciennes. Il n’est pas pour autant passé à l’autre extrême, car au sujet d’une collectivité territoriale aux compétences élargies, il préfère botter en touche.

Lors de la présentation du rapport devant la presse, mercredi, il a précisé qu’il concernait l’ensemble de l’Hexagone, sur le plan général. Pour la question précise de l’avenir institutionnel du Pays Basque, il attend que le gouvernement le saisisse avant de faire quoi que ce soit.

“Si j’organise un débat au Conseil général, ça serait sans vote. Je connais mon assemblée… qu’est-ce qu’on en sortira…” se défend-il. Et puis, “la demande [d’une collectivité territoriale] est faite au gouvernement, pas au Conseil général”, insiste le président de l’institution. Toutefois, il affirme ne pas être contre l’organisation d’un référendum comme le prévoit la loi.

A la question concernant l’évolution institutionnelle du Pays Basque, G. Labazée oppose une liste d’interrogations auxquelles il faudrait répondre. L’efficacité d’une nouvelle collectivité par rapport à l’existant ; les conflits d’intérêt sur les transferts de compétence ; la coexistence des périmètres concernant le partage des compétences ; le type de gouvernance et le mode d’élection ; le type d’impôt… l’élu Béarnais a plus de questions que de réponses.

Peut-être un début de réponse, G. Labazée affirme, dans son rapport présenté au Sénat le 9 octobre, que “l’unité n’empêche pas la diversité et une approche différente des relations entre l’Etat et ses territoires”. Il y propose qu’à travers les contrats avec l’Etat qui devront être renouvelés pour la période 2014-2020, les collectivités locales deviennent “des acteurs à part entière”.

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