Culture
Quelque 120 portraits d’euskaldun au Musée basque

18/10/2012
Cécile VIGNAU
Ils sont 120 à orner les murs de la salle Xokoa ; 120 euskaldun, en noir et blanc, à travers l’objectif du photographe Jean-Pierre Pujos. Une exposition à découvrir au Musée basque jusqu’au 10 novembre prochain.
Jean-Pierre Pujos, Parisien de souche et résidant à Itxassou, choisit avec cette série éclectique de portraits d’offrir sa vision du Pays Basque. “Cette thématique de la langue me paraissait être un lien fort”, étoffe l’artiste. Et l’on retrouve 120 portraits divers et variés, avec femmes et hommes, toutes générations et conditions sociales confondues, chacun avec sa propre histoire, reflet de la diversité d’un peuple. Peio Etcheverry-Ainchart, auteur de la préface du catalogue, revient sur la démarche de Jean-Pierre Pujos : “Cette langue, c’est le fil qui relie les personnages de ce livre… Ils ne sont d’ailleurs pas tous bascophones de naissance, beaucoup l’ont appris ou réappris à l’âge adulte. Et là réside la clé, celle qui ouvre les portes de l’identité au Pays Basque.”
Des portraits polémiques
Une exposition plurielle qui ne fait cependant pas l’unanimité. En effet, Guy Mondorge, vice-président du Conseil général en charge de la culture, a reproché à cette série d’être politique. Une critique pas tant esthétique que morale, et dont Jean-Pierre Pujos, qui se dit victime d’une “injustice”, se défend. Les intentions de la série Euskaldun sont tout autres : “L’interdiction de la langue peut briser n’importe qui. Pour moi, ces portraits ne sont pas une affaire de politique, mais juste de respect et d’humilité.” Une pensée retranscrite dans la préface : “Tant que quiconque pourra décider d’apprendre l’euskara, ce pays restera pluriel, ouvert et son identité partagée”.







