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Culture

L’écrivain et ses traducteurs au cœur des interrogations

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17/10/2012

Cécile VIGNAU

Pour la neuvième année consécutive, l’association Eizie propose un atelier de traduction du basque vers d’autres langues. Au cœur de l’atelier cette année, l’ouvrage d’Eider Rodriguez, Katu jendea (2010). Trois jours durant, à Pau, et jusqu’à demain, l’écrivaine et ses cinq traducteurs réfléchissent aux problématiques de la retranscription fiable et fidèle de l’œuvre. Le tout mené en partenariat avec le master traduction de l’université de Pau.

La réflexion est menée autour de trois modes de traduction : directe, indirecte et en collaboration. Et pour illustrer le débat, les cinq traducteurs travaillent à ces trois modalités : André Gabatsou se fonde sur la version en castillan, traduite du basque par l’auteure elle-même. Henrike Olosalo et Peter Smaardijk partent directement du basque vers le néerlandais dans un travail en binôme. Joana Pochelu et Gabriele Schwab traduisent du basque, respectivement vers le français et l’allemand.

Processus de traduction

Le séminaire est l’occasion de revenir sur les hésitations, les choix faits, les différentes interprétations, d’échanger sur les problématiques de l’exercice délicat et minutieux du processus de traduction. La confrontation des différents traducteurs permet d’évoquer les particularités des langues et des cultures avec lesquelles ils travaillent, les traductions des formes propres à chaque culture. Pour ce faire, la présence d’Eider Rodriguez apporte des précisions au texte, l’écrivaine gipuzkoar ayant elle-même traduit son récit Katu jendea vers le castillan.

Eizie

A l’initiative de ces journées, Eizie (Euskal Itzultzaile, Zuzentzaile eta Interpreteen Elkartea / Association de traducteurs, correcteurs et interprètes en langue basque), une association qui voit le jour en 1987, fruit d’un noyau de professionnels basques de la traduction, conscients de l’importance de structurer un secteur professionnel en net progrès. Ils œuvrent depuis à la traduction littéraire du basque vers d’autres langues, une manière de faire connaître la production – du moins un échantillon – au-delà du Pays Basque. Pour la première fois et grâce à un accord entre Eizie et le gouvernement de Gasteiz, les ateliers de traduction se déroulent à Pau. Une initiative louable au vu de la présence d’un master traduction au sein de la faculté.

Une lecture multilingue autour de Katu jendea et accompagné d’une interprétation musicale est prévue au château de Pau demain à 15 heures.

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