Pays Basque
Premiers pas d’une députée de la majorité

13/10/2012
Goizeder TABERNA
Fraîchement installée dans son bureau ziburutar, la députée socialiste Sylviane Alaux exhibe sur les murs les photos des 25 mairies des communes qui composent sa circonscription, la 6e. Elue le 17 juin dernier, elle compte user de ses contacts dans les diverses institutions gérées par le parti de la rose pour mettre en place les engagements pris lors de la campagne.
L’ancienne conseillère régionale fait valoir les “liens très privilégiés” avec l’institution aquitaine, détenue par les socialistes, tout comme le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, et d’autres personnes utiles “pour régler les problèmes ou réaliser des projets”. Bien évidemment, elle met en avant ses liens avec les membres du gouvernement.
Après discussion avec la ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, Cécile Duflot, la députée de la 6e circonscription a posé une question écrite, le 9 octobre, lui demandant “quelles sont les réponses concrètes que le gouvernement compte apporter” aux problèmes du logement au Pays Basque. Elle attend donc une réponse officielle. Elle assure tout de même que “le Pays Basque aura toute sa place dans l’observatoire” créé à cet effet.
Rencontre avec A. Filippetti
Concernant, l’interruption du journal local de France 3 pendant trois semaines, Sylviane Alaux a annoncé une rencontre avec la ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, le 24 octobre prochain. Elle compte lui dire combien un écran noir serait “dommageable”.
Toutefois, sur le thème du “mariage pour tous” et le droit à l’adoption par les couples homosexuels elle a moins d’alliés. Elle considère que le projet de loi, qui est une vraie “révolution culturelle”, ne va pas assez loin : elle y inclurait le droit à la procréation médicalement assistée. Vendredi, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé que le projet de loi, présenté le 31 octobre en Conseil des ministres, se contenterait du simple respect de l’engagement de François Hollande d’ouvrir le mariage et l’adoption pour tous.
Membre de la commission parlementaire du développement durable et de l’aménagement du territoire, la parlementaire avance que si la LGV ne se faisait pas, elle serait “déçue”. Cela dit, elle n’a “pas oublié” la consultation de la population promise sur ce sujet, mais affirme qu’elle est dans un tiroir pour le moment.
Quant à l’avenir institutionnel du Pays Basque, Sylviane Alaux ne souhaite pas “parler au nom du gouvernement” (cf. page 4).







