Culture
“Transit 2012” en version revisitée

10/10/2012
Cécile VIGNAU
“La plupart du temps, on s’ennuie sur les transits, on attend. Là nous allons tâcher de nous ouvrir l’appétit”. Et en effet, entre deux éditions des Translatines, Jean-Marie Broucaret et le Théâtre des Chimères agrémentent cette troisième édition de Transit d’une journée supplémentaire. Transit 2012, qui se tiendra les 18 et 19 octobre prochains.
Une manifestation déclinée donc, en deux temps forts, avec une première journée dédiée aux professionnels du spectacle vivant et une seconde ouverte sur le théâtre latino-américain, mettant le Mexique à l’honneur. A l’affiche, l’œuvre de l’auteure mexicaine Ximena Escalante Phèdre et autres grecques par le Théâtre Les Trois-huit de Lyon.
“La société mexicaine est extrêmement active, avec beaucoup d’actualité. On trouve des questionnements forts, que les artistes relaient”, étoffe Jean-Marie Broucaret. Et en revisitant Phèdre, Ximena Escalante propose une pièce emplie de révolte, et teintée d’humour, qui revoit le mythe dans sa modernité. “Ximena Escalante a pris à bras-le-corps ce sac de nœuds mythologique”, plaisante le directeur du Théâtre des Chimères. Ariane se voit mise en avant, et l’auteur fouille le rapport de ces deux femmes en quête de leur identité dans un monde dominé par la gente masculine. Un duo de protagonistes féminins rejoint par un tandem auteur-metteur en scène exclusivement féminin, avec une mise en scène de Sylvie Mongin Algan. Elle-même explorant en un mouvement d’aller-retour les mythes et les grands dramaturges du répertoire théâtral.
Ouvrir le rideau
Transit 2012, c’est également l’occasion de présenter le Prix Max des Arts scéniques attribué au festival des Translatines. Un prix décerné par la Société Générale d’Auteurs et éditeurs espagnols et qui récompense la troupe biarrote pour son travail de développement et de promotion du théâtre ibérique et latino-américain.
L’occasion enfin d’ouvrir le rideau sur une biennale 2 013 prometteuse. Et Jean-Marie Broucaret de conclure : “Ce sera une édition pleine de découvertes, un voyage vers des pays que nous n’avons pas encore visité”. Rendez-vous donc vendredi 19 octobre à 20 h 30 au Théâtre de Bayonne.
Sarea, pour la diffusion du spectacle vivant
La journée du 18 octobre est destinée aux professionnels, pour une rencontre entre programmateurs avec l’appui de l’Institut Culturel Basque. Sarea, c’est un groupement de 51 directeurs de théâtres publics en Pays Basque Sud. Sarea, qui se regroupe de manière pluriannuelle. Pour la première fois, la réunion a lieu en Pays Basque Nord, toujours dans une même optique de coordination, d’information et de diffusion d’une programmation régulière des arts scéniques. Cette rencontre au Musée Basque sera l’occasion de présenter les outils existants mais également les projets à venir. Une rencontre symbolique, dans l’idée de développer la coopération, voir la coproduction… Une rencontre suivie au Théâtre des Chimères du spectacle Biolin Magikoa par la Cie Atejoka, lauréate du dernier appel à projets spectacle vivant Hogei’ta.







