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Plus de navettes et parkings partiellement payants à l’hôpital

02/10/2012
Giuliano CAVATERRA
Deux nouveautés en ce mois d’octobre pour les usagers, employés et riverains de l’hôpital Saint-Léon à Bayonne. Deux nouveautés pour faire face à l’épineux problème du stationnement. La première, qui devrait être accueillie positivement, c’est l’important renforcement depuis hier du service de navettes entre le parking de la Floride et l’hôpital. La deuxième devrait l’être plus fraîchement : il s’agit d’un stationnement partiellement payant à partir du 22 octobre des parkings se trouvant dans l’enceinte de l’hôpital.
Depuis hier, donc, le service de navette gratuite entre le parking dit de la Floride et l’hôpital s’est considérablement élargi. Baptisé Express’Ho, ce service courra de 7h30 à 19 heures contre 12h30 à 19h30 jusqu’alors. De plus, entre 7h30 et 9 heures, il offrira des rotations toutes les cinq minutes (tous les quarts d’heures le reste du temps). Pour ce faire, ce sont deux véhicules qui assureront les rotations dans cette tranche horaire. Sur celle-ci, la desserte se fera au niveau de la seconde entrée de l’hôpital du côté du lycée Cassin.
Au Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l’Agglomération côte basque-Adour (Acba), on se montre confiant sur le succès du nouveau dispositif. “C’est mécanique : l’amélioration de l’offre entraîne une hausse de la fréquentation”, indique-t-on au SMTC où l’on cite en exemple le cas de Chronobus.
Si l’on admet que le service ne réglera pas tous les problèmes, on rappelle que l’hôpital travaille à une incitation à l’utilisation des transports en commun (la moitié des frais sont remboursés pour les personnels qui les utilisent). Mais l’incitation porte aussi sur le covoiturage, l’utilisation des deux roues, etc. Ces autres pistes sont aussi au cœur de la réflexion de l’Acba dans la démarche entamée sur le plan de déplacement urbain (PDU, cf. Le JPB du 21/09/12).
Express’Ho fera bien entendu l’objet d’une évaluation “d’ici un an”, selon le SMTC.
Des parkings bientôt payants
Toujours dans l’objectif de “fluidifier” le stationnement à l’hôpital et dans ses environs, les deux parkings situés à l’entrée du site de Saint-Léon (270 places) deviendront payants au-delà de deux heures de stationnement à partir du 22 octobre. Après deux heures, ils passeront donc à 1 euro de l’heure et un tarif progressif sera mis en place jusqu’à 10 euros pour une journée.
Cette dernière mesure est diversement appréciée. Ainsi, Jean-Louis Lopez, de la CGT, explique qu’au sein de son syndicat, “nous sommes contre le stationnement payant pour les usagers”. Un agent hospitalier, qui souhaite rester anonyme, estime, lui, “aberrant que l’on fasse payer le stationnement aux usagers d’un service public. On est à l’hôpital, pas dans une grande surface !”
Cependant, le représentant de la CGT reconnaît la complexité du problème. “Il y a des gens qui viennent se garer là sans avoir rien à y faire.” Pour lui, le nouveau système est mis en place à titre expérimental et “il y aura peut-être des aménagements” après évaluation du système. Jean-Louis Lopez estime en outre que le problème n’est pas celui de l’hôpital, mais celui des politiques qui “ont décidé de faire cet hôpital sur 7 hectares là où il en aurait fallu 15”.
Pour lui, il faudra inciter les médecins qui viennent faire des consultations à être un peu plus rigoureux sur les horaires. “Certains médecins fixent des rendez-vous à 14 heures et reçoivent à 16 heures.”
Du côté de la CFDT, son représentant à l’hôpital, Denis Minette, estime qu’il faudrait améliorer aussi l’organisation des plannings, mais c’est une tâche difficile “avec plus de 100 plannings”. Le syndicaliste, s’il estime que l’amélioration de la desserte de la Floride est une bonne chose, nuance un peu la bonne nouvelle. “Pour les personnels administratifs et techniques”, les nouveaux horaires de la navette sont une bonne solution. Mais il souligne que plus de 50 % du personnel de l’hôpital est dans le paramédical et donc avec des horaires qui peuvent être décalés. Il rappelle qu’en outre, la fréquentation de l’hôpital est en hausse constante, notamment grâce à l’avancée de la restructuration. Pour lui, au début de celle-ci (en 2002), la réflexion n’était sans doute pas aussi évoluée qu’aujourd’hui sur le transport multimodal.
Une autre hypothèse est envisagée par la ville, l’agglomération et l’hôpital : celle de la construction d’un parking en silo à l’angle des rues Bras et Follereau, mais si le projet n’est pas enterré, il n’en est encore à la phase d’étude.







