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Pays Basque

Foncier : la ville de Hendaye fait des réserves

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02/10/2012

Pierre MAILHARIN

La place est (bientôt) prise, les spéculateurs sont invités à quitter les lieux. Mercredi dernier, le conseil municipal de Hendaye a lancé la deuxième phase de son projet de création de zone d’aménagement différé (ZAD) Legarralde, visant à “réserver” 19 hectares de terrains entre les quartiers Ansoborlo, Legarralde et Orio.

Après l’approbation fin 2011 d’une étude préalable, les élus hendayais viennent d’entériner la demande de constitution de la ZAD auprès du préfet, assortie de l’autorisation pour le maire d’exercer un droit de préemption (priorité d’acquisition) sur le périmètre. “Le prix du foncier est établi avec les propriétaires et il sera ensuite maintenu”, explique le premier édile, Jean-Baptiste Sallaberry. “Une ZAD est valable six ans, renouvelable une fois. Pendant douze ans, nous restons maîtres du projet global que nous voulons y faire.”

Accueil des gens du voyage

A ce sujet, M. Sallaberry ne souhaite pas trop en dire. Tout juste confirme-t-il qu’un espace d’accueil des gens du voyage devrait y voir le jour : “On se plie aux injonctions de l’Etat. Dix pavillons sédentarisés, avec l’emplacement pour les caravanes, sont prévus.”

Cette donnée a conduit à l’abstention du groupe d’opposition Hendaye plurielle (sept élus). “L’aire est prévue sur la zone ‘IIAU’ de la ZAD, alors que c’est une zone que l’on gèle normalement pour plusieurs années. Avec l’aménagement en eau, électricité, voirie, on hypothèque la viabilisation future”, justifie Chantal Kehrig. A la place, elle propose soit la constitution “d’une pré-ZAD, pour répondre à l’urgence de cet accueil des gens du voyage, avec le choix d’un autre endroit”, soit “une sortie de la zone et l’implantation en bordure”.

Iker Elissalde (Biharko Hendaia), s’il a voté la délibération, appelle à “une réflexion globale” sur le contenu prenant en compte les besoins en logement (expertise à réaliser) et en lien avec l’emploi et la formation. “On peut construire des logements, si on n’a pas une réflexion sur l’emploi et la formation, les gens ne pourront pas se loger”, avance-t-il, invitant à “se mettre en relation avec l’université de Mondragon”.

Réponse de M. Sallaberry : “C’est un programme électoral, il n’aura qu’à le présenter pour les élections. On le fait déjà à la Communauté de communes avec Mugabe ou à travers le consortium Bidasoa Txingudi avec Activa.”

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