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Pays Basque

La filière ovine aura aussi ses assises

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29/09/2012

Antton ROUGET

On l’aura compris, l’heure est aux “états généraux”, aux “grandes conférences” en tout genre, aux “concertations” à tout va. Pas de jaloux.

La filière ovine aura aussi ses assises départementales, a annoncé vendredi Jean-Michel Anxolabehere, président de la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques. Le 11 octobre, à Aïcirits, les 8es assises de la filière ovine – la 7e édition remonte à 2010, au même endroit – doit permettre “la mise en place d’une réflexion” dans un secteur dont les difficultés n’ont eu de cesse d’alimenter un conflit entre producteurs et industriels.

“Pour les assises, nous aurons un support d’aide à la prise de décision.” Evolution des niveaux d’équipement, nombre d’éleveurs, de brebis, etc. : Jean-Michel Anxolabehere doit présenter les premiers résultats de “Berger demain”, une étude réalisée par le Comité national brebis laitières (CNBL) et de l’Institut de l’élevage, sur les trois bassins de production de lait de brebis (Corse, Roquefort et Pyrénées-Atlantiques). Un “diagnostic très précis” réalisé qui vise à “déterminer les axes de travail prioritaires pour les bassins laitiers en dégageant les tendances générales”.

Si l’étude n’est pas encore terminée, la Chambre d’agriculture dispose d’ores et déjà “d’un rapport d’étape assez précis”. Les “arrêts précoces de production de lait” et le “vieillissement des équipements” sont, selon Jean-Michel Anxolabehere, les deux principaux “signaux d’alerte” à prendre en compte pour l’avenir de la filière ovine.

“Il faut analyser les raisons pour lesquelles les producteurs cessent de plus en plus tôt leur activité et les solutions pour y pallier.” Pour le président de la Chambre d’agriculture, les assises permettront ainsi de “commencer à exploiter les résultats de l’étude”. “Nous avons participé à ‘Berger demain’, c’est une démarche très intéressante.” Du côté du syndicat Euskal Herriko Laborarien Batasuna (ELB), Laurent Irigaray, “pas du tout au courant pour les assises”, explique que la participation à l’étude a permis de voir que, dans les trois bassins, “nous avons la même problématique en étant dans l’incapacité de protéger notre terroir vis-à-vis des prix de la concurrence extérieure”. Mais le berger attend maintenant de voir quelles seront les interprétations de chacun : “La question est de savoir si nous voulons maintenir la dernière production en zone de montagne.”

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