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Pays Basque

Le Pays Basque Sud marqué par la grève

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27/09/2012

Goizeder TABERNA

La grève générale d’hier au Pays Basque Sud a été amplement suivie. Bien que le gouvernement de Gasteiz et le patronat relativisent l’importance du mouvement, le quotidien conservateur Diario Vasco le reconnaît : elle a eu plus de succès que les grèves précédentes convoquées par les syndicats abertzale.

La cinquième grève convoquée depuis 2009 à la suite des coupes budgétaires du gouvernement espagnol a été suivie à 56 % dans le secteur de l’industrie et à 75 % dans l’Education, d’après les syndicats. Elle a été particulièrement suivie dans l’industrie et le service public gipuzkoar et en Bizkaia. En Navarre, le nord du territoire et la capitale ont été particulièrement marqués par la contestation.

Le mouvement de protestation a par ailleurs rassemblé près de 105 000 personnes dans les rues. Un chiffre donné par le syndicat ELA pour les manifestations qui ont eu lieu à midi dans les capitales. L’après-midi, d’autres manifestations étaient prévues dans les villes moyennes.

Tensions et blessés

En début de journée, les tensions ont marqué plusieurs manifestations faisant quatre blessés parmi les manifestants, selon les informations disponibles en milieu de journée : un à Bilbo, trois à Iruñea. Les précédents jours de grève avaient été marqués par la violence des agents de l’ertzaintza dans la Communauté autonome basque.

Les altercations entre manifestants et policiers se poursuivaient avec intensité dans la capitale navarraise au moment du bouclage de cette édition. Le député de la coalition abertzale Amaiur pour la Navarre a témoigné des coups reçus lors des mobilisations. D’après l’agence Europa Press, quatre policiers espagnols auraient également été blessés dans cette même ville. En début de soirée, le nombre d’arrestation s’élevait à 14 manifestants.

 

Le gouvernement, cœur de la cible

Mardi, la veille de la grève au Pays Basque Sud, des milliers de manifestants ont entouré le Parlement espagnol à Madrid pour dénoncer la situation politique et économique. Plusieurs centaines de personnes y ont été blessées et la police a arrêté 35 personnes.

Hier, à Bilbo, le représentant du syndicat ELA, Adolfo Muñoz, a répété que la seule façon de faire face aux coupes budgétaires, c’est la mobilisation. “[Les pouvoirs publics] veulent la paix sociale alors qu’ils sont en guerre contre nos droits ; ils veulent nous mettre à genoux”, a-t-il déclaré. La représentante de LAB, Ainhoa Etxaide, a demandé quant à elle aux politiques qu’ils fassent bloc avec le mouvement. En réponse aux manifestations, hier, Madrid a annoncé le gel des salaires des fonctionnaires pour 2013.

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