Pays Basque
Colette Capdevielle s’affiche en pointe sur les questions de société

25/09/2012
Pierre MAILHARIN
La socialiste Colette Capdevielle avait promis de s’investir sur les questions sociétales une fois parvenue à l’Assemblée. Trois mois après son élection comme députée de la 5e, l’élue de la rose revendique déjà quelques réalisations, mises en avant la semaine dernière lors d’une conférence de presse de rentrée à sa nouvelle permanence des allées Marines. La session qui s’ouvre devrait lui offrir d’autres occasions d’honorer cet engagement de campagne.
Le droit de vote des étrangers
Avec 76 autres députés PS, Mme Capdevielle a signé le 17 septembre un appel dans Le Monde pour l’application de la 50e proposition de F. Hollande : “Le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans.” Il s’agissait selon elle d’adresser un message au pouvoir : “Ne mettez pas cet engagement au frigo et encore moins au congélateur.” Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, juge la demande non prioritaire ? La députée basque fait le parallèle avec l’abolition de la peine de mort : “Personne ne la demandait. On ne fait pas de la politique avec les sondages, mais parce qu’on pense que certaines évolutions de la société sont irréversibles.”
Le “mariage pour tous”
Colette Capdevielle préfère cette appellation au trop réducteur “mariage gay”. Spécialiste de la question – en tant qu’avocate, elle a défendu avec succès deux demandes d’autorités parentales de couples homosexuels –, elle fera partie du groupe de travail à la commission des lois lorsque le sujet arrivera au Parlement, probablement d’ici la fin 2012. “Tout un pan du Code civil va être modifié. Il va y avoir une réflexion sur la définition du mariage. On va revivre les débats du Pacs, mais en pire, car on touche à quelque chose de sacré”, anticipe l’élue, qui promet de “travailler avec les associations locales”.
La surpopulation carcérale
La députée bayonnaise est membre de la mission d’information sur les moyens de lutte contre la surpopulation carcérale, qui rendra ses conclusions au printemps 2013. D’ores et déjà, elle se félicite de la circulaire prise par la garde des Sceaux, Mme Taubira, gelant l’application des peines planchers, source “d’engorgement” des tribunaux : “Ces dernières années, on y trouvait tout et n’importe quoi, jusqu’au vendeur de merguez pendant la manif des retraites”, peste-t-elle. Au sujet de la prison de Bayonne, “vétuste”, l’édile prône une “rénovation” plutôt que la fermeture. Prévue pour 60 détenus, mais peuplée du double, elle conserverait “des aspects humains, de par sa petite taille”. C’est dire l’état des établissements du reste de l’Hexagone.
Le droit de la presse
Avec Sylviane Alaux, Frédérique Espagnac et Georges Labazée, Colette Capdevielle a adressé le 12 septembre un courrier “d’interpellation” à la ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, visant à protester contre l’écran noir imposé à France 3 Euskal Herri pendant deux semaines à la Toussaint et une semaine à Noël. La missive demande que “la décision d’annuler le décrochage local soit levée et ce dernier, maintenu”. Dans un registre plus social que sociétal, elle rappelle son intervention auprès de Cécile Duflot pour l’obtention d’un dispositif particulier au Pays Basque d’encadrement des loyers. On devrait en savoir plus sur sa forme début 2013.







