Sports - Rugby
Les saisons se suivent et se ressemblent
25/09/2012
Le bilan chiffré
Déjà défait à trois reprises (en quatre matchs) sur son terrain de Jean-Dauger, certes par des équipes phares du Top 14 (Clermont, Racing Métro, Toulouse), Bayonne n’a qu’une seule victoire à son actif (contre le Stade Français, 24-11) et n’a grappillé qu’un point en déplacement, à Perpignan. Un bilan qui ressemble étrangement à celui que l’Aviron accusait à la même période la saison passée, marquée par une crise de plusieurs mois.
Preuve de cette inconsistance, les Bayonnais n’ont inscrit que deux essais en six matchs, dont un de pénalité contre l’Usap, et s’en sont souvent remis au pied de leur buteur Potgieter, absent sur blessure contre Toulouse. La défense, elle, ne s’est pas montrée à son avantage avec dix essais encaissés, dont sept à Jean-Dauger, citadelle devenue très perméable et même houleuse avec de nombreux accrochages sur le terrain vendredi soir.
Des lacunes criantes
Après “la leçon de rugby” reçue du double champion de France en titre, l’entraîneur Christian Lanta faisait un triste constat : “Le niveau où l’on est aujourd’hui est largement insuffisant pour pouvoir battre Toulouse. On a été dans l’impuissance, on a été pris dans le ‘un contre un’, jamais dans l’organisation.” La greffe tentée en 2011 avec un recrutement conséquent n’a jamais pris. Des joueurs comme Joe Rokocoko ou Cédric Heymans (zéro essai depuis leur arrivée au club la saison passée) n’ont jamais été à la hauteur de leur renommée. Pire, le demi de mêlée international gallois Mike Phillips a été une nouvelle fois sifflé vendredi soir.
Un club fragilisé
Hormis en 2009 et en 2011 (7e), l’Aviron n’a de cesse de lutter contre la descente en Pro D2, annulée en 2010 à la seule faveur des déboires financiers de Montauban et une nouvelle fois évitée de justesse au printemps dernier (12e). Avec trois présidents en 19 mois, sans parler de la valse des entraîneurs – le duo Gajan-Lièvremont, le passage furtif de Jean-Pierre Elissalde, la paire Faugeron-Avril – avant l’arrivée de Lanta, associé à Christophe Deylaud, le calme n’est pas revenu dans le club d’Alain Afflelou. Le président voudrait cependant croire que son club “ne revivra pas ce qui s’est produit la saison dernière” avec un maintien assuré en toute fin de parcours (12e) malgré un effort financier substantiel. Et même s’il a dit qu’il ne “s’attendait pas à rivaliser avec les six ou sept premiers”, le lunetier a pourtant une nouvelle fois soutenu l’Aviron (6e budget avec 17,9 millions d’euros).
De rares raisons d’espérer
Mis à part le Stade Français, mal en point en ce début de saison, l’Aviron n’a rencontré que des équipes aux ambitions européennes. Après Biarritz, que les Bayonnais rencontreront dimanche à Anoeta pour un derby basque à fort enjeu symbolique, viendront des rencontres plus accessibles (Agen, l’ancien club du duo Lanta-Deylaud, Bordeaux Bègles, Grenoble), à part un périlleux déplacement à Toulon, le leader du Top 14.
Avant le derby
Semaine de derby pour Biarritz et Bayonne, alors forcément, on change d’habitude quant à la préparation de la rencontre. Pour les Bayonnais, s’est huis clos à partir de mercredi après-midi. Du côté des Biarrots, ce sera direction Hendaye en fin de semaine ou les Rouge et Blanc ont leurs habitudes lorsqu’ils jouent à Anoeta. A noter qu’aucune des deux équipes ne pourra s’entraîner au stade d’Anoeta la veille de la rencontre en raison du derby Real Sociedad-Athletic Bilbo qui s’y déroulera samedi soir.
Top 14 - 6e Journée
Racing Métro 13-12 Biarritz ; Bordeaux Bègles 15-23 Montpellier ; Clermont 44-20 Grenoble ; Mont-de-Marsan 16-28 Agen ; Stade Français 34-24 Perpignan ; Toulon 33-12 Castres ; Bayonne 6-35 Toulouse.







