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Pays Basque

La toxicité des OGM prouvée, l’Etat et l’Union Européenne réagissent

22/09/2012

Goizeder TABERNA
“C’est une révolution”. Jon Harluxet, membre de BLE (association de développement de la bio), est clair. Depuis mardi dernier, une nouvelle étude sur les OGM menée par Gilles-Eric Séralini publiée dans la revue Food and Chemical secoue le monde scientifique et agricole. Elle confirme la toxicité de ces gènes.
Une équipe de chercheurs a étudié les effets de l’ingestion du maïs transgénique NK603 breveté par Monsanto. Résultat : la mortalité des rats observés est accrue.
L’exercice mené par le professeur d’université de Caen a duré deux ans. “Les études réalisées jusqu’à ce jour ne duraient que trois mois”, affirme Jon Harluxet en réaction aux critiques de certains scientifiques. Le débat au sein du monde scientifique promet d’être long. Cependant, après 20 ans d’études et de contre-études dans ce domaine, celle du professeur Séralimi semble être l’étude qui manquait.
“Jusqu’à là notre opposition reposait sur l’impossibilité de la cohabitation [entre les OGM et l’agriculture traditionnelle] et sur le refus de la privatisation de la vie [à travers le brevetage des gènes modifiés]. Aujourd’hui cette étude affirme que les OGM ont un effet néfaste sur la santé”, insiste-t-il.
Au regard de la gravité des conclusions, le Gouvernement français a immédiatement réagi. Mercredi, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, à déclarer vouloir revoir les procédures d’homologation des organismes génétiquement modifiés au sein de l’Union européenne. Le gouvernement a par ailleurs saisi plusieurs instances hexagonales et européennes pour vérifier ces conclusions.
Selon les ministères de la Santé, de l’Ecologie et de l’Agriculture, ces travaux semblent bel et bien “confirmer l’insuffisance des études toxicologiques exigées par la réglementation communautaire en matière d’autorisation de mise sur le marché de produits transgéniques”.
Bruxelles, de son côté, a gelé l’examen de la demande de renouvellement de l'autorisation de culture accordée à Monsanto pour un autre OGM, le MON810.

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