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Culture

Les jeunes réalisateurs arrivent à St-Jean-de-Luz

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21/09/2012

Carole SUHAS

“Découvrir un jeune cinéaste prometteur est un bonheur. Vérifier avec son deuxième long-métrage, que ce réalisateur tient ses promesses, une joie”. C’est comme cela que Patrick Fabre, délégué général du festival international des jeunes réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz conçoit son festival. Une 17e édition qui confirmera donc cet adage, du 9 au 13 octobre prochain dans la cité portuaire.

Les confirmations, ce sont celles des deuxièmes longs métrages de deux réalisateurs déjà récompensés d’un Chistera lors des éditions précédentes : Idit Cebula (Deux vies… plus une) qui présentera en ouverture Rue Mandar, et le romancier et cinéaste Atiq Rahimi (Terre et cendres) qui viendra avec son film adapté du roman qui lui a valu le Prix Goncourt, Syngué Sabour, pierre de patience.

Les premiers pas, ce seront par exemple ceux de Sandrine Bonnaire, qui fut présidente du jury à Saint-Jean-de-Luz, qui fera son entrée dans la compétition avec son premier film de fiction. Du jury au jugé il n’y a qu’un pas, comme du jugé au jury, franchi par deux cinéastes : Pauline Etienne, lauréate du Chistera de la meilleure actrice en 2009 pour Le bel âge, et Cyril Mennegun, en lice l’an dernier avec Louise Wimmer.

Retour aux sources

Certains sont déjà aguerris aux feux de la rampe, à l’instar de l’écrivain Atiq Rahimi qui revient à son premier amour, le cinéma. Son Syngué Sabour, qui lui valut le Goncourt en 2008 révèle quelque chose de ce qu’a pu connaître cet écrivain afghan exilé. Quelque part en Afghanistan, durant une guerre qui ne dit pas son nom, une femme veille son mari paralysé par une balle dans la nuque. Abandonnée par ses proches, elle est tenue à prier pour ramener son époux à la vie, et à s’occuper de ses deux jeunes filles. Mais un massacre sanglant chez les voisins, la contraint à abandonner son mari, et à se réfugier, avec ses enfants, dans une maison close, tenue par sa tante qui lui apprendra comment vivre sa vie sous la barbarie des hommes. Un étrange sentiment la fait retourner auprès de son mari. Ses prières se transforment désormais aux confessions très intimes. Elle lui parle de son enfance, de ses désirs, de ses craintes… jusqu’au dévoilement de son secret inavouable.

En même temps, le rapport qu’elle entreprend avec un jeune soldat qui, après une tentative de viol, tombe amoureux d’elle, lui permet d’atteindre les vertiges du désir. Son mari paralytique devient, malgré lui, sa “syngué sabour”, cette pierre magique que l’on pose devant soi pour lui confier tous ses secrets, et déverser sur elle ses malheurs, ses souffrances. Le film, qui devrait être l’un des rendez-vous du festival, sera projeté à 15 heures au Sélect le mercredi 10 octobre prochain.

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