Culture
L’équateur donne le ton sur un air de Boléro
15/09/2012
Cécile VIGNAU
Cette 22e édition du Temps d’aimer la danse à Biarritz n’en finit plus de déverser son lot de bonnes surprises. Et pour les amoureux comme pour les curieux, il est encore temps d’aller profiter des derniers spectacles de cette fin de semaine. Outre H., la toute dernière création attendue de la Cie EliralE présentée ce soir à 19 heures au Théâtre des Chimères, on retrouvera dimanche la Compagnie nationale de danse d’Equateur, pour deux ballets inspirés de la condition des êtres humains. La condicion, sur une mise en scène de Jorge Alcolea, chorégraphe de la troupe, conjugue danse et vidéos en treize tableaux. La pièce appréhende le passage du temps et ses inhérents questionnements, qui nous imposent la condition d’être de simples passagers.
Quant au Bolero de Ravel, la pièce majeure du compositeur continue d’inspirer les chorégraphes. Après Thierry Malandain, récemment repris par la Compagnie hollandaise Introdans, c’est au tour de Hervé Maigret d’apporter sa vision du Boléro. Invité par la Cie nationale d’Equateur, le chorégraphe nomade a revisité la pièce, qui lui a inspiré l’image des travailleurs d’une usine de textile du début du XXe siècle en Europe. Cette mécanisation de la gestuelle, due à la répétition infatigable de la mélodie, et où chacun des quatorze danseurs de la troupe exécute rigoureusement les mouvements. une réflexion plus concrète sur la condition des ouvriers, qui rejoint le premier ballet quant au rapport au passage du temps.
Le spectacle inédit en Hexagone se tient dimanche à 19 heures au Théâtre du Casino municipal. Avant une clôture remarquable à la Gare du midi avec le Balletto di Teatro di Torino et sa création Le Vergini.







