Pays Basque
La libération de Iosu Uribetxebarria ne laisse personne indifférent

14/09/2012
Carole SUHAS
La libération de Iosu Uribetxebarria a déclenché autant de passions que sa détention.
Ainsi, le président de la Communauté autonome basque et candidat à la réélection pour le PSE, Patxi Lopez, a déclaré que la loi s’était appliquée et que cette décision démontrait que “l’Etat de Droit est infiniment supérieur, d’un point de vue de l’éthique et de l’humanisme, aux terroristes”. Il a ajouté que “les démocrates devraient être contents”.
Au PP où des dissonances s’étaient faites entendre, Esteban Gonzalo Pons a affirmé que “l’ensemble du parti prenait acte des décisions judiciaires”, bien que le cas Uribetxebarria et le fait qu’il puisse mourir hors de prison “leur retourne les tripes”.
A peine plus mesuré, Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol a admis que si le cas Uribetxebarria le répugnait, “les lois ne permettent pas que qui que ce soit meure en prison”.
Le Collectif de Victimes du Terrorisme du Pays Basque (Covite), quant à lui, a hier accusé le gouvernement de Rajoy de “céder face aux pressions des terroristes”.
A contrario, pour le mouvement populaire Herrira, “la libération de Iosu arrive trop tard”. Selon lui, “il n’y a pas à débattre du fait de libérer ou non les prisonniers qui sont en train de mourir”. “Avec le cas de Iosu” poursuit Herrira, “nous sommes tous perdants, Iosu, sa famille et ses proches”, mais le gouvernement espagnol l’est aussi “car il s’est positionné contre la volonté de la majorité de la société basque en maintenant sa politique de toujours”.
Rappelant que 13 autres prisonniers gravement malades restent détenus, le mouvement Herrira appelle au rassemblement ce samedi 15 septembre à midi devant la gare de Saint-Jean-de-Luz pour exiger “la fin des longues peines”.
Par ailleurs, le mouvement informe que la manifestation du 13 octobre est reportée au 10 novembre. Ses porte-parole s’en expliqueront demain dans le JPB.







